Il y a quelques mois au détour d’une conversation avec Thomas Millo, le fondateur de la célèbre marque de vêtements pour batteur, RLRRLRLL, il me parle d’un batteur belge Toto Poznantek, qu’il connaît bien, et qui a tourné avec les plus grands chanteurs et musiciens de la scène internationale et belge. Il me suggère de l’appeler pour décrocher une interview. Le temps passe un peu et le nom de Toto revient à mes oreilles lors d’une autre rencontre avec des musiciens. Qu’à cela ne tienne, cette fois-ci je décroche mon téléphone pour en savoir un peu plus sur ce musicien au parcours atypique.
Pas forcément très connu du grand public et notamment en France, Toto a pourtant accompagné Gilbert Bécaud, mais aussi joué avec James Brown, Gloria Gaynor et il est aux manettes avec son ami Bruno Castellucci, un des plus grands batteurs de jazz de sa génération, d’une des premières école de batterie de Bruxelles, la Drums High School qui forme des batteurs de tous niveaux.
Il m’a donc accordé plus d’une heure d’interview le 23 mars dernier avec beaucoup de générosité et de simplicité. J’ai eu la chance de pouvoir tourner à la Baguetterie, dont Thierry Lalite m’a ouvert les portes avec une grande gentillesse.
Je vous invite donc à découvrir Toto Poznantek et à vous laisser embarquer dans son aventure qui vous fera aussi remonter le temps et prendre la mesure de la vie d’un musicien dans les années 70 jusqu’à aujourd’hui, les difficultés rencontrées, les petits et grands bonheurs, mais vous découvrirez surtout un homme passionné par son art et désireux de transmettre aux autres.
N’hésitez pas à le suivre sur ses réseaux sociaux et à vous partager la video 😉
Le 21 février dernier, j’ai eu la chance d’assister au concert du groupe anglais Tears for Fears à l’AccorHotel Arena. On pourra dire qu’ils se sont fait attendre, initialement prévu au printemps dernier, le concert avait été annulé pour raison de santé à notre grand désespoir. Bref, un an après, nous y voilà enfin.
Tears for Fears fait partie des groupes que j’écoute depuis la sortie de leur tube planétaire Shout. Ce groupe composé de Roland Orzabal et Curt Smith a été formé en 1981. Leur premier album « The Hurting » sorti en 83 eut un succès monstre en Angleterre et est considéré comme un album concept de part sa singularité puisqu’il mélange les sons des synthétiseurs, très en vogue dans les années 80 à ceux d’instruments classiques. C’est sur album que l’on retrouve « Mad World ».
Leur deuxième album « Songs from the Big Chair » sort en 1984 et c’est un concentré de tubes, « shout », « Everybody wants to rule the world ». La particularité de Tears For Fears se sont surtout des textes forts, une atmosphère empreinte de mélancolie mais avec une énergie incroyable. Personnellement je peux écouter pendant des heures cet album que je trouve particulièrement planant.
Le troisième album » Seeds of Love » parait en 1989 et change radicalement des deux premiers, moins electro pop et plus jazzy mais surtout à mon sens taillé pour la scène. Car Tears for Fears est un vrai groupe de musiciens qui donne toute sa puissance sur scène.
La preuve à l’AccorHotel Arena, complet et en version assise, les deux anglais accompagnés d’une choriste incroyable Carina Round, qui a visiblement remplacé la non moins sublime Oleta Adams, ont livré un show époustouflant en reprenant tous leurs tubes ainsi qu’une reprise de Creep de Radiohead incroyable. Un concert énorme et intimiste en même temps, les voix sont toujours aussi puissantes, même si j’ai trouvé celle de Roland Orzabal, un brin nasillarde. Par contre l’énergie et le partage avec le public a été à la hauteur de ce que j’espérais. Avec un immense coup de cœur pour « Badman’s song » que j’attendais avec impatience d’entendre en live.
Cette chanson a duré presque 10 minutes et a mis le feu à Bercy. Orzabal s’est payé le luxe de descendre jouer de la guitare juste devant les premiers rangs. Bref une ambiance incroyable que j’ai rarement vu dans cette salle dont je ne suis pas fan généralement en raison de son manque de chaleur justement. Mais un public français qui attend un groupe depuis 14 ans, cela donne un moment de grâce où tout le monde reprend les titres par cœur et surtout qui fait du bien.
Il y a des concerts dont vous ressortez en vous disant que c’était cool et il y a ceux qui vous procure une sensation de bien-être absolu et dans mon cas d’un retour pas désagréable vers mon adolescence. La dernière fois que j’ai connu cette sensation était au dernier concert de Simply Red au Zenith, quelques jours après les attentats de Paris. L’ambiance était chargée en raison de l’actualité et nous avions ressenti un lâcher prise de tout le monde dans la salle. Ce concert a été un des plus bouleversant que j’ai vu pour toutes ses raisons.
En tout cas, si vous en avez l’occasion et si vous êtes fan de la musique des années 80 dans sa version la plus riche, foncez les voir, vous ne serez pas déçu. Visuellement, c’était juste dément avec des vidéos de leurs anciens clips mais aussi de danseurs, et les lumières étaient là pour sublimer le tout. Et dans tous les cas, ce sont des musiciens incroyablement talentueux.
En résumé, joie, joie, joie et la preuve s’il en était besoin que la musique est vraiment un baume pour le cœur de tous et une source d’énergie inépuisable
Un petit cadeau pour finir avec une vidéo de Bad Man’s Song, certes qui vous donnera le mal de mer, mais pas facile de tenir son smartphone tout en dansant 😉
Suivez moi sur ma chaîne YouTube pour découvrir Gabriel Delmas, un jeune batteur français, sensible au groove précis et délicat. Un garçon passionné qui raconte son parcours, sa vision de la pédagogie, ses rêves et quelques anecdotes rigolotes qui ont jalonnées sa jeune et déjà prometteuse carrière.
Je vous emmène à la découverte du groupe de métal rock Scariff dans une longue interview tournée en décembre sur le roof des Galeries Lafayette à Paris et l’occasion pour moi de vous présenter ma toute nouvelle chaîne You Tube qui j’espère vous plaira.
N’hésitez pas à vous y abonner pour voir toutes les vidéos d’interviews, mais aussi de concerts et de backstages que je posterais dessus pour vous faire vivre cette belle aventure.
On démarre avec Scariff et ces quatre garçons absolument adorables, avec qui j’ai passé plus de deux heures afin de les écouter nous raconter leurs parcours, leurs réussites et leurs rêves futurs.
J’ai volontairement choisi un format long d’interview car je voulais vraiment prendre le temps de les découvrir tranquillement, sans les presser afin de vous donner envie d’aller plus loin et d’aller écouter leur musique.
Prendre le temps est devenu un luxe parfois et en musique comme dans tous les arts, c’est bien de se poser et d’ouvrir ses yeux et ses oreilles pour apprécier ce que les artistes nous offrent généreusement 😉
Voici mes coups de cœur de la fin de l’année 2018, des styles différents, de jolies découvertes et des groupes et artistes à suivre impérativement en 2019 😉