Et hop c’est reparti pour la playlist Spotify du mois de Mars avec de jolies trouvailles grâce à mes amis de Groover. Des artistes français qui chantent en français, d’autres en anglais, des artistes canadiens, anglais, américains, danois. Des artistes plus connus comme Hoshi qui livre un combat contre l’intolérance en ce moment sur les réseaux sociaux. Alors j’en profite aussi pour envoyer bouler tous les haters du Net, les ramollis du bulbe qui ne supportent pas la liberté d’être des autres. Qu’ils soient connus ou pas, les artistes sont parfois la cible de ces lâches qui se planquent derrière leurs claviers. Alors soyez de ceux qui écoutent, encouragent, s’émeuvent et soutiennent tous ces artistes talentueux qui ont besoin de vous pour faire entendre leurs voix 😉
Allez aux concerts, achetez, streammez, partagez, commentez dans la bienveillance et ouvrez vos chakras
Hello tout le monde, hier soir, j’étais de nouveau sur les ondes d’Europe 1 dans la chouette émission d’Emilie Mazoyer pour cette fois vous parler d’un autre de mes coups de cœur: Elias Dris.
J »ai découvert ce garçon lors d’un concert aux Cuizines, salle incontournable du 77 à la fin de l’année dernière et j’ai été soufflée par la puissance d’interprétation de cet artiste.
Elias est un auteur-compositeur-interprète français qui a déjà sorti deux albums solos et quelques EP ainsi qu’un album de reprises de chansons de Simon & Garfunkel avec Morgane Imbeaud, ex Cocoon. Vous l’aurez compris, Elias aime la folk mais ce serait finalement assez réducteur de le limiter dans un genre en particulier. La singularité d’Elias est justement de ne pas donner de limites à ses envies artistiques. Après un premier album solo en 2017 « Gold in the ashes » qui a connu beau succès auprès du public français, Elias revient en 2019 avec un nouvel opus très différent « Beatnik or not to be ». Un petit bijou electro pop, mélancolique que j’ai adoré. Tout en anglais avec un vrai sens de la composition et des textes élégants mettant en scène ses états d’âmes, ses ressentis et dévoilant une personnalité riche, atypique et terriblement charismatique.
Je ne vous dévoile pas tout sur Elias, car une interview de ce jeune homme surprenant est prévue très bientôt.
Hier soir, j’ai choisi un titre de l’album, un des plus long, le sublime « Endless summer » qui vous embarquera avec élégance dans son monde. Si vous aimez Lana del Rey, vous devriez adorer Elias. Il a cette même passion pour la poésie américaine, l’univers visuel un peu vintage du Los Angeles hollywoodien et il a surtout ce mélange de féminité et de masculinité que je trouve délicieux. Bref, un artiste à découvrir d’urgence et en attendant notre conversation prochaine, voici le podcast de l’émission à écouter en entier ou juste à la fin pour Elias.
Hello tout le monde, voici ma playlist Spotify de mois de février, qui va s’étoffer au fil du mois et de mes découvertes. Que des nouveautés pour vos petites oreilles et pour tous les goûts, du rap, à la pop, electro pop, jazz, rock et j’en passe. En français, en anglais, bref de quoi s’amuser. Surtout n’hésitez pas à m’envoyer vos suggestions d’artistes à écouter, vos coups de coeur du moment, à commenter et partager sur les réseaux sociaux. Car encore une fois, plus on partage, plus cela met en avant les artistes et c’est le but de ce blog 😉
Retrouvez Fred’s Backstages sur les réseaux, abonnez vous si cela vous dit et soyez les premiers à découvrir les artistes de demain, et rien que ça c’est le top non?
Pour mon onzième passage sur Europe 1 dans l’émission Musique d’Emilie Mazoyer, j’ai choisi de parler, non pas d’un artiste émergent ou d’une nouveauté mais d’un rappeur que j’adore et que finalement j’ai vraiment découvert grâce à ma fille, Nekfeu. Nous avons choisi le duo qu’il a fait avec Vanessa Paradis « Dans l’Univers ». C’était aussi une façon pour moi de vous parler de cet artiste surprenant car peut-être que certains lecteurs du blog, de ma génération ne sont-ils pas nécessairement fan de rap, mais il serait dommage de passer à côté de celui de Nekfeu, surtout si vous aimez les mots et la richesse de la langue française. Car non, le rap ne peut être réduit à certains a priori qui voudrait que ce ne soit même pas de la musique. Je me suis toujours insurgée devant ce genre de propos car de la même façon qu’en littérature il y a de très bons livres et de très mauvais, le rap n’échappe pas à cette règle.
Mais revenons à Nekfeu, de son vrai nom Ken Samaras, je ne vais pas vous refaire toute sa bio que vous trouverez partout, mais il est d’origine grecque et écossaise et a démarré le rap en 2007 dans des collectifs, comme c’est souvent le cas pour les rappeurs. Ses expériences au sein de L’Entourage où l’on retrouve Alpha Wan (entre autres)et les groupes S-Crew et 1995 ont été l’occasion de sortir des EP, singles et de participer à des Rap Contenders, véritables battles de rap et d’affrontement oratoire.
Cette vie de collectifs et de groupes a son importance car elle forme le socle artistique et aussi amical de Nekfeu, des artistes allant des rappeurs, aux MC et aux beatmakers qui vont aussi l’accompagner dans sa carrière solo.
Il sort en 2015, un premier opus « Feu », qui le propulse sur le devant de la scène, récoltant d’excellentes critiques et obtenant le disque de diamant, ce sera la même chose en 2016 avec son deuxième album « Cyborg ». On découvre alors un garçon avec un sens aigu de la rime, des punch lines qui frappent justes et forts, en plein cœur pour certaines. Le titre « Martin Eden », entre autre,dans l’album « Feu », nous fait découvrir le goût prononcé de Nekfeu pour la littérature, sa capacité à la faire sienne et à l’utiliser avec intelligence dans ses propres textes, mais aussi dans « Risibles amours » dans lequel il fait référence à Kundera. D’où la nécessité de se plonger dans ses textes pour en mesurer la profondeur.
Et après deux longues années d’attentes pour les fans, arrive le 3ème album « Les Etoiles vagabondes » qui pour moi restera un album de référence à plus d’un titre. Tout d’abord, il faut savoir que Nekfeu est le roi de la com, sa stratégie pour la sortie de ses albums et notamment pour le dernier est un modèle du genre. En mai 2019, il annonce sur sa chaîne YouTube la sortie imminente d’un film documentaire avec une projection unique dans plus de 200 salles de cinéma en France, Belgique, Suisse, Maroc et Canada. Le film retrace en immersion totale, tout le cheminement d’écriture et de production des Etoiles Vagabondes. De son manque d’inspiration qui le bouffe, à un sentiment de solitude intense alors même qu’il ne connaît que des succès, de son envie de s’éloigner de Paris et d’aller puiser son inspiration dans les voyages. On le suit alors au Japon, à la Nouvelle-Orléans, dans le village de son enfance sur l’île de Mytilène en Grèce et c’est assez passionnant de se retrouver au coeur de la création d’un album.
J’ai trouvé que ce film, même s’il est nécessairement egocentré, montre bien les liens qui unissent Nekfeu à ses amis du S-Crew, sa capacité à mettre en avant les autres et à les pousser à donner le meilleur d’eux-même, c’est le cas avec Diabi, brillant réalisateur et ingé son sur les Etoiles Vagabondes. Mais surtout, et pour ceux qui considèrent le rap comme de la non-musique, cela prouve que ce garçon est d’une grande ouverture d’esprit et d’une musicalité évidente. Il faut écouter « Ciel noir » sur lequel il a invité Trombone Shorty, tromboniste et trompettiste américain et des chœurs qui sont d’une beauté à fendre l’âme. C’est un artiste qui est aussi capable d’inviter un musicien sdf dans les rues de la Nouvelle-Orléans pour jouer sur son album.
Vous l’aurez compris, je suis une grande fan de Nekfeu tant par sa musique et ses mots que par son parcours d’homme qui grandit à chaque album et qui nous dévoile avec pudeur ses interrogations sur le monde qui l’entoure, ses amours, ses amitiés, sa philosophie. Un artiste touchant et dont ma fille qualifie la musique de « Musicament » car elle soigne, interroge, bouleverse, secoue, fait danser aussi et c’est bien là tout ce qu’on demande à un artiste, que sa propre vie résonne et fasse écho à celles des autres.
Pour écouter mon intervention dans l’émission d’Europe 1, cliquez sur la photo, c’est au début.
Voici un groupe né dans les années 70, 1975 pour être plus précise avec l’étiquette de rock progressif, français, fondé par Pat Wyrembski, bassiste et guitariste acoustique et Janusz Tokarz, aux claviers et chant que je ne connaissais absolument pas avant qu’un de mes anciens profs de conservatoire, Cédric Affre, batteur talentueux, ne m’appelle pour m’en parler et me dire qu’il avait participé à l’album sorti depuis. Je l’avoue, je suis super en retard sur cette review, mais je ne pouvais pas passer à côté de cette pépite.
J’ai une grande amitié pour Cédric Affre, son sens de la musicalité et du rythme. j’avais eu l’occasion d’apprécier son précédent projet « Soul Cage Trio » autour des chansons de Sting, réalisé par Yannick Robert, avec deux autres pointures du jazz, , Gilles Coquard et Cédric. Je n’avais donc aucun doute sur la qualité de l’album qu’il me proposait d’écouter.
Quelques mots pour vous situer un peu ce groupe, qualifié dans les années 70 par la presse étrangère, comme un des groupes français des plus inventifs des années 1970 dans la mouvance d’Ange, Camel, King Crimson, Pink Floyd ou Genesis. Ce qui n’est tout de même pas rien.
Orion fait parti de ces groupes de rock progressif qui malgré une carrière clairsemée, a su se renouveler et tenter de nouvelles expériences musicales, passant ainsi d’un rock prog à ce qu’ils qualifient eux-même de « New prog ».
Pour ce 5ème opus appelé « Virtual Human », Pat Wyrembski a fait appel à de nouveaux musiciens et a choisi de parler de nos sociétés du 21 ème siècle, en plongeant au cœur de nos vies numériques, de la robotisation à outrance, et de l’intelligence artificielle qui investit chaque jour davantage notre quotidien, avec en filigrane, la question essentielle de ce que nous voulons vraiment pour nos sociétés.
ORION 2.0 Photo avec l’aimable autorisation de Cédric Affre
7 titres dont 5 en anglais et 2 en français, servis par la voix de Jérôme Nigou et la volonté de faire participer chaque musicien à la composition. Un esprit collaboratif qui donne un album mélangeant avec brio, jazz, funk, rock et soul avec une belle cohérence et une fluidité évidente. Les mélodies restent en tête créant un ‘ensemble doux, aérien voir atmosphérique avec ce qu’il faut de rock dans les guitares pour insuffler une énergie qui fait du bien. Les textes qu’ils soient en français ou en anglais sont bien écrits sans chercher la facilité. Les 7 titres m’ont plu car ce sont leurs différentes ambiances et le fil conducteur des mélodies qui vous embarque dans une balade groovy. Pour le line-up de cet album, Wyrembski et Tokarz sont restés à la production, à la réalisation et à la compo, laissant le champs libres aux musiciens, Jérôme Nigou, Pierre-Jean Horville à la guitare, Paul Cribaillet aux claviers et pianos, Eric Halter à la basse et mon ami Cédric Affre à la batterie.
Au final, un beau moment de musique que je vous invite à découvrir sur toutes les plateformes mais n’hésitez pas aussi à vous procurer le cd physique car il est accompagné d’un très joli livret, contenant photos et paroles, l’artwork a été réalisé par Michel Philippon et Pat Wyrembski a conçu la pochette.