• RADAR DE LA SEMAINE

    Allez c’est reparti pour un petit radar avec quelques jolies découvertes!

    On démarre avec Lias, auteur-compositeur et interprète aux racines néerlandaise qui nous offre un très beau single « Need me now » qui conclut son premier ep « Run Boy Run » qu’il a sorti single après single depuis novembre 2021. Je l’avais découvert avec son titre « Lost » et sa voix m’avait fait penser à celle de Luke Hemmings. Avec « Need me now », Lias continue d’aborder les questionnements amoureux, les doutes, les douleurs mais il y apporte l’espoir d’un mieux-être possible. Il y apporte une note jazzy qui rend l’ensemble doux et intime. A découvrir absolument.

    On embarque avec Caravãna Sun, un groupe australien, qui nous emmène dans une expérience cathartique avec son titre « Firebreak « . Un beau morceau chill et presque ésotérique. La voix est planante et enveloppante avec un petit côté Pink Floyd. Un beau titre pour l’été, la tête dans les étoiles. Le titre est extrait de leur album « Burning Palms ». Originaire du sud de Sydney, le groupe est formé en 2010 par Luke (guitare/voix) et Ant (basse/voix) avant d’enrichir le duo avec Chris (clavier/voix) et Smithers (batterie). Le groupe a déjà à son actif de nombreuses dates dans le monde et souhaite se faire connaitre dans l’hexagone, alors si vous aimez les guitares planantes et les ambiances electro calmes, vous devriez kiffer ce morceau et ce groupe!

    On continue avec Chris de Sarandy, et son titre « Like I don’t know you ». originaire du sud-ouest de l’Angleterre, ce jeune homme de 24 ans a commencé à jouer dans un groupe indé à l’âge de 14 ans, mais se sentait frustré parce qu’il voulait en faire toujours plus que ses camarades. Il est passé de l’indie à la pop, qualifiant sa musique de plus naturelle et mature. J’ai eu un gros coup de coeur sur sa voix, un peu à la James Morrison avec ce grain un peu éraillé, à fleur de peau.

    On termine avec YNDLING, le projet dream-pop de l’artiste norvégienne Silje Espevik. Une très belle surprise avec la découverte de son titre « Plants », avec sa voix douce et presque évanescente, Silje joue avec les harmonies avec grace et élégance. Voici ce qu’elle dit sur son titre : « Plants » parle de la rupture d’une manière lente, et du sentiment d’être trop proche pour voir les choses clairement. Il s’agit des émotions contradictoires de vouloir être toujours tenu en haute estime par votre partenaire, mais en même temps de s’éloigner, et la terrible sensation de perdre la proximité avec ce qui était votre personne préférée.  » Yndling tire ses influences d’artistes et de groupes tels que Beach House, Tops, Crumb, Hatchie et Mazzy Star.Ce titre m’a touché et le refrain est addictif, à vous de le découvrir 🙂

  • LES SORTIES DU VENDREDI

    Nouveauté sur le blog avec les sorties du vendredi de ceux qui ont attrapé mon oreille depuis quelques temps déjà. Et en ce début juillet, il y a de très jolis titres à découvrir absolument. J’ai selectionné quelques uns des artistes de la playlist à écouter intégralement sur Spotify.

    On commence par la délicate Mackenzie Leighton, une autrice-compositrice et interprète américaine, plutôt dans la vibe indie-folk et qui vit à Paris. Sa ballade « James » nous embarque avec son côté jazzy et la voix douce de cette jeune femme talentueuse fait le reste et laisse présager l’arrivée d’un nouvel album

    Simony quant à lui continue sa route après un break, le temps de se ressourcer et de nous sortir un deuxième ep « Vortex » plus que prometteur. « Bas les masques » est aussi efficace que les autres singles, avec les Rabbits à la prod et Simony sur les textes. Et on peut dire que ca écrit bien, c’est ciselé, un digne héritier de Nekfeu avec une belle énergie et une intelligence des mots. Simony sera à la Boule Noire le 30 Novembre à Paris.

    Lil Yan est aussi un jeune rapeur à découvrir. Lauréat du prix des collégiens lors du Tremplin 77, l’écriture est aussi réfléchie et sait toucher juste. Alors donner lui de la force avec son nouveau titre « OSB »

    Dynah, quant à elle nous séduit avec sa voix douce et evasnecente sur son titre « le mal bleu ». La pop de Dynah est intimiste, élégante, un pied dans le rêve, un pied dans le réel, de la force et du minimalisme dans le texte comme dans la musique. Elle sera en concert à Bondy à l’espace Chauzy, le 13 juillet.

  • RADAR DE LA SEMAINE 27/06/22

    Cette semaine, je vous invite à découvrir mes coups de cœur avec de chouettes artistes, originaux et inventifs et 100% français ce qui n’est pas si souvent par ici 🙂

    On démarre avec La Biche, qui a sorti le 10 juin son premier single « Mister ». Derrière ce pseudo, se cache Laetitia Dremeau, d’abord étudiante en arts plastiques, puis danseuse professionnelle, chorégraphe et mannequin avant de retourner à la musique, son premier amour. Ses influences vont de Debussy à Billie Eilish, en passant par Gainsbourg, Camille et Eddy de Pretto! “Mister” est issu d’un album qu’elle a intégralement écrit et composé. J’ai beaucoup aimé la production épurée et étrangement complexe. La voix se pose avec évidence sur la musique avec une légéreté contrastant avec le texte.Le titre est illustré par un clip incroyablement beau, avec une esthétique recherchée qui fait du bien aux synapses. Le corps est magnifié et l’on entrevoit,dans cette vidéo toutes les facettes de cette artiste à suivre absolument.

    On continue avec Julia Drouot, une artiste française un peu à contre-courant dans les musiques actuelles, de part sa formation classique; elle a étudié la musique de chambre; cependant, Julia réussit à s’en détacher pour ne garder que le côté intimiste dans sa musique, un sens de l’épure et du texte qui ne peut que séduire. Dans ce nouveau titre « Lettre à Jalousie », elle explore les  » jeux de dupes et cette foutue séduction par soustraction ». En tout cas, c’est d’une aussi grande douceur, un peu evanescent, bien écrit. On dirait une caresse, j’ai beaucoup aimé le spleen dans sa voix qui est tout sauf plombant, plutôt comme une évidence chantée. Si vous aimez les Emily Loizeau, Emilie Simon, Jeanne Cherhal, Agnès Obel, Keren Ann, vous allez adorer Julia.

    On termine ce radar avec le duo détonnant OJOS, grosse surprise et gros coup de coeur. Ojos c’est Elodie et Hadrien qui explorent sans détour la violence, les contradictions, les leurs et celle de la société, usant tour à tour du français et de l’espagnol. Avec  » Peligrossa », ils abordent un sujet malheureusement tellement d’actualité pour les femmes, une histoire de harcèlement vécue par Elodie, qu’elle a eu le courage de transformer en un cri artistique puissant, refusant que la peur dirige sa vie. Le clip qui accompagne le titre est fou, complètement barré, j’ai adoré. « C’est une réponse décalée à toute cette violence, à tous ces messages indésirables ayant leur place dans un onglet «spam». C’est l’idée du harceleur harcelé, comme si le spectateur devenait l’un des protagonistes del’histoire : le personnage harcelé ». A suivre sans hésitation!

  • radar de la semaine 06/06/2022

    Hello, de retour après une longue pause dû à la création de mon premier label de musique indépendant 17C-Records, je reviens pour vous parler de mes coups de cœur du moment.

    On démarre avec Lodélie, une artiste lyonnaise qui nous avait déjà interpellées avec son titre « Eclat noir » il y a quelques mois. Plutôt folk et en français avec une vraie force dans l’écriture et une voix assurée, bien plantée qui nous a plu. Cette fois-ci, Lodélie revient avec « The Flow » un titre en anglais avec toujours cette sûreté dans la voix qui colle aux mots de façon évidente. Elle prépare son prochain ep pour le mois de septembre 2022 et on a hâte de le découvrir.

    On continue avec Hannah Featherstone. Une artiste franco-anglaise qui a participé à l’édition 2018 de The Voice dans l’équipe de Mika. Hannah a surtout et avant tout, une voix surprenante, presque mystique qui nous a un peu rappelé celle de Hannah Reid de London Grammar. Il y a quelque chose de plus froid dans la façon dont Hannah Featherstone chante, plus classique aussi avec un joli travail sur les harmonies qui apporte de la profondeur et du lyrisme. Une envolée presque futuriste à découvrir absolument.

    On vous emmène au Brésil avec ZêThó, un artiste qui fusionne habilement les différentes cultures qui l’ont imprégné depuis son enfance (brésilienne, colombienne et antillaise). Il mélange acoustique et électronique et c’est plutôt réussi. On lui a demandé les paroles de sa chanson Nossa Roda, histoire de voir de quoi ça parle, ne maîtrisant pas le portugais, bon pas sûre d’avoir même compris la traduction, mais l’essentiel ici est que cela donne le sourire et envie de danser et ça, on adore ! Son album est prévu pour janvier 2023.

    On se retrouve la semaine prochaine pour d’autres découvertes et en attendant n’oublies pas de t’abonner au blog et de nous suivre sur nos réseaux sociaux !

  • LES FATALS PICARDS : 10ème album en preparation

    Jean-Marc Sauvagnargues, le batteur des Fatals Picards, le groupe emblématique français m’a accordé une interview pour nous parler de l’actu des Fatals et des concerts-test qui auront lieu à la Secret Place les 5 et 6 Juin 2021 dans une volonté d’ouvrir les lieux culturels fermés. Malheureusement entre l’écriture de cette interview et la sortie de l’article, nous venons d’apprendre que le concert est annulé.

    Comment vont les Fatals Picards après ces 15 mois d’arrêt forcés ?

    Les Fatals vont mieux maintenant. Pour ne pas rendre cette période de confinement trop inutile ni trop stérile, on s’est mis à fond sur l’écriture de notre 10ème album. On est parti trois fois pendant six jours en isolement pour écrire et faire des maquettes et on a déjà enregistré 5 titres sur les 12 ou 15 que comptera l’album.

    Vous avez encore réussi l’exploit de financer un album avec une campagne de crowdfunding incroyable. Quand est-ce qu’il devrait sortir ?

    En effet, on a profité du confinement pour lancer cette nouvelle campagne de crowdfunding et on a battu nos propres records en récoltant 135 000 euros. Je pense qu’il y a eu une volonté supplémentaire des gens d’aider un peu les artistes. L’album ne sortira pas avant février 2022 et d’ici là, on espère sortir un ou deux titres avec des clips.

    Est-ce que cette période de pandémie a influencé votre manière d’écrire et de composer ?

    D’habitude, on écrit en tournée, on discute, on échange nos idées, on a du temps dans les loges pour faire avancer les projets. Mais là, on a été loin les uns des autres, ce qui ne nous est jamais arrivé depuis vingt ans, depuis 2007 et on ne voulait pas travailler via Zoom. Du coup, on a été obligé de mettre en place ces moments d’intimité, pendant lesquels nous sommes partis tous les quatre pour s’isoler. Ce qui a été formidable, ça a permis de travailler d’une façon différente.

    Par contre, d’une manière générale, on n’essaye pas de réagir aux sujets d’actualité, parce que quelques années après, ça n’a plus d’intérêt. Pas de chanson sur le Covid donc dans cet album. On se l’est toujours un peu interdit. On a aussi refusé les propositions de concerts en streaming, parce qu’on considère que les concerts ne se font qu’en live et que ce n’est pas dans notre adn . On veut voir les vrais gens  et on sait que nos fans attendent ça.

    Auriez-vous sorti un album aussi rapidement après le dernier qui date de 2019 sans cette crise sanitaire ?

    Je pense que sans le confinement, nous n’aurions pas sorti un album aussi rapidement (Ndlr: Espèces Menacées en 2019). Nous avions une tournée conséquente de plus d’une centaine de dates prévue qui nous aurait empêchés de trouver ces six semaines de travail. 

    Vous êtes parvenus à ne jamais couper les liens avec vos fans pendant cette période. Quel a été la chose la plus amusante que vous retiendrez de cette période de confinement ?

    La plus amusante est sans aucun doute l’émission Poupou que notre chanteur Paul a mis en place sur les réseaux sociaux. Sinon, c’est une période qui m’a forcé à apprendre des choses, du montage vidéo par exemple et je me suis mis au piano comme un malade. Ca nous a forcé à faire d’autres choses, à continuer à ne pas se prendre au sérieux !

    Et le plus difficile?

    L’absence de concerts ! Quand tu pars tous les ans, au moins cent jours loin de chez-toi depuis vingt ans, que tu as une grosse tournée de prévue, que tu dois gérer tous les jours les annulations, les reports, que tu n’as aucune certitude et surtout que tu vis de ça. Tu as des moments de panique vertigineux. On a une équipe complète qui dépend de nous.

    Beaucoup de dates ont été annulées notamment encore cet été, malgré tout, vous devriez fêter les 20 ans du groupe à l’Olympia le 18 septembre.

    Il y a encore des dates qui s’annulent parce que les organisateurs ne savent pas encore à quelle sauce ils vont être mangés, surtout par rapport aux jauges. Mettre en place des règles sanitaires, tout le monde sait le faire désormais, mais certaines jauges font que les organisateurs privés notamment ne veulent pas s’engager à réserver des salles, des équipes, des artistes, payer des avances, sans savoir s’ils ont une chance d’être en positif financièrement à la fin du concert.

    Pour l’Olympia, normalement, ça va se faire, mais si la jauge est limitée à 70 % et comme c’est déjà quasiment plein, on ne pourra pas faire le concert. Il faut que la jauge soit à 100 % en debout, sinon on ne peut pas sélectionner 30 % de personnes et leur annoncer qu’ils ne pourront pas venir.

    Que pensez-vous du pass sanitaire et de la polémique autour de lui?

    Pour le pass sanitaire, si c’est le prix à payer pour retravailler, on est d’accord. On peut tous faire un test salivaire pour aller voir un concert. Certains pensent que c’est une atteinte aux libertés, nous, on ne le pense pas. Si c’est nécessaire pendant une période donnée, c’est mieux que de ne pas jouer, ne pas aller au théâtre, etc. Faire un test salivaire avant d’entrer dans une salle de concert, ce n’est pas plus difficile que de montrer son billet.

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