Cela fait déjà un moment qu’Austyn et moi avons fait connaissance grâce au blog. Un brin trop mélancolique pour mes petites oreilles sur le premier titre écouté, mais il a su attirer mon attention, de par son parcours. Bref, il était grand temps que je vous en parle, car Austyn a sorti son dernier EP en mars dernier et il mérite vraiment qu’on s’y attarde. Si je devais décrire sa musique, je dirais que c’est de la pop indé, assez sombre, assez rock aussi, car elle m’a rappelé tout de suite Bashung dans son phrasé et l’univers étrangement solitaire et introspectif qu’il dégage.
Austyn nous vient de Lyon, ville au combien créative à tout point de vue et c’est sur les scènes lyonnaises qu’il fait ses premières armes. Auteur-compositeur et interprète, il enregistre ses premières maquettes en 2011. Puis un premier single « La main sur les yeux » qu’il jouera dans de belles salles parisiennes comme La Cigale, les 3 Baudets ou le Réservoir. Il rencontre par la suite Yann Cortella, producteur et arrangeur entre autres de Brigitte Fontaine et Jacques Higelin et sort un premier EP « Je Tabou ».
Son talent d’auteur lui permet aussi de participer aux albums d’autres artistes, notamment pour Tigane (finaliste de la Nouvelle Star) et pour la chanteuse Robert.
En 2019, il commence à travailler avec Denis Clavaizolle, un musicien arrangeur qui a collaboré avec Jean-Louis Murat notamment et fait aussi la rencontre de Kent avec qui il signe le titre « Phantom » qui se trouve sur l’EP Désordres et que personnellement, j’aime beaucoup. Deux titres sont déjà sortis « Tes délits font désordres » et le superbe « Grenson ». Le petit dernier « Brune Mandarine » vient à peine de sortir en mai, avec un chouette clip. C’est très bien écrit. Austyn est dans la droite lignée d’une chanson française qui se veut élégante, se baladant entre un univers rock classique avec de belles guitares et une vraie modernité dans les prod. C’est en plus très cinématographique, ce qui me plaît d’autant plus. La voix d’Austyn est particulière, assez grave, limite linéaire parfois, mais avec une cohérence évidente. Un EP à découvrir pour les amateurs de chansons françaises bien écrites, mais qui flirtent avec un son plus américain (je ne sais pas pourquoi, mais en l’écoutant, je pensais au film Bagdad Café).
Austyn est en plus une vraie belle personne et vous savez comme cela compte pour moi sur ce blog 🙂 Suivez le sur ses réseaux sociaux et n’hésitez pas à partager sa musique si vous l’appréciez. La scène française a plus que jamais besoin de vous pour surmonter cette période compliquée pour les artistes.
Hello tout le monde, la playlist Spotif de Fred’s Backstages est en ligne. Ce mois-ci que des nouveautés et dans beaucoup de styles différents comme d’habitude ici. Pas d’artistes issus de la #scenefrançaise que je soutiens particulièrement en ce moment. Mais aussi des artistes venus de Norvège, d’Islande, des Etats-Unis, d’Angleterre, bref un joyeux mélange comme je les aime.
N’hésitez pas à vous abonner à cette playlist, j’ai changé ma façon de fonctionner et celle-ci restera unique, seuls les artistes changeront tous les mois.
Bon week-end à tous et comme toujours si vous souhaitez me faire découvrir des artistes que vous aimez, laissez moi un commentaire 😉
Aujourd’hui, je vous parle d’un DJ, découvert sur Groover encore une fois, Wiese. Il vient de Norvège et a grandi dans le même quartier à Bergen, que Kygo et Alan Walker, deux des plus célèbres DJ actuellement sur la scène Internationale. Wiese est aussi producteur et auteur. Il signe chez Warner Music avant de finalement décider de se mettre à son compte en créant son propre label indépendant. Comme pour la majorité des DJ, il propose des morceaux calibrés pour les festivals et les clubs. C’est festif et avec un fort potentiel à exploser les charts. Si vous avez envie de danser cet été, je vous conseille son morceau « I fell ». C’est un mélange d’electro-pop et de Future Bass, genre lancé par des groupes comme Flume et plus tard Marshmello, Martin Garrix etc.. Sans connaître nécessairement les appellations de ce style musical, vous l’avez forcément entendu partout en radio. Wiese s’inscrit donc dans cette lignée.
Son dernier titre sorti vendredi dernier « Never let me go » a déjà intégré les plus grosses playlists de Norvège sur Spotify au milieu d’artistes comme Lady Gaga, Ariana Grande, The Weeknd, de quoi être heureux pour Wiese qui est déjà un habitué des stades. Il m’a accordé une interview récemment et c’est une bonne occasion de faire connaissance avec ce jeune homme à la carrière prometteuse.
Comment as-tu appris la musique? Plutôt en école de musique, en autodidacte, en regardant des vidéos sur YouTube ?
J’ai toujours aimé la musique et j’ai commencé à marteler les casseroles de ma mère avant de pouvoir marcher. J’ai fini par comprendre que j’aimais chanter, et je me suis lancé pour écrire des chansons et jouer de divers instruments.
Est-ce que tu joues plusieurs instruments?
Oui, en fait, je joue de plusieurs instruments. La guitare est mon instrument principal, mais je joue aussi du piano, de la basse et de la batterie. À l’école primaire, j’ai joué « Can You Feel The Love Tonight » à la flûte devant toute l’école, mais je suppose que cela ne compte pas.
Où rêverais-tu de jouer?
Oh, il y a tellement de lieux passionnants dans le monde entier. Les lieux les plus évidents à mentionner seraient des lieux historiques comme le Madison Square Garden, Ushuaïa et Coachella, mais pour être honnête, chaque scène où les gens viennent juste pour entendre ma musique serait un rêve.
À quel âge la musique est-elle passée du concept de « hobbies » à celui de « carrière possible » ? Je ne pense pas m’être jamais permis de penser à autre chose qu’au plaisir. Cela dit, cela ne veut pas dire que je n’ai pas de rêves et de buts. Je suppose que la clé du succès, dans l’industrie musicale comme dans d’autres domaines de la vie, est de se fixer des objectifs et des étapes clairs, de travailler dur et de saisir les opportunités qui se présentent.
Dis-nous quelques mots sur ta carrière artistique ? J’ai commencé par chanter, jouer de la guitare ou de la batterie dans plusieurs groupes de lycée avant de faire des chansons en solo pour mon équipe de football, le Viking FK de Stavanger. Quand j’étais à l’université, j’ai fait beaucoup de production musicale en studio et en concert. J’ai même été un coureur en coulisses, donc je suppose que j’ai été de tous les côtés de la table.
As-tu prévu des collaborations spéciales ? Oui, mais j’ai bien peur que vous deviez attendre pour le savoir.
Comment définis-tu ta musique ? Je suppose que la pop moderne ou la pop électro serait le genre général. J’aime faire des chansons énergiques, groovy et adaptées aux clubs, ainsi que des morceaux plus downbeat, avec des vibrations RnB. Vous pouvez vous attendre à ces deux types de musique d’ici la fin de l’année.
Quels sont les artistes qui t’ont le plus influencé ? Depuis mon enfance, tout, d’Eric Clapton à Eminem et Green Day. Sans oublier les favoris du lycée tels que Backstreet Boys, Westlife et Spice Girls. Ces dernières années, il est difficile de ne pas mentionner des DJ comme Avicii, Kygo et Alan Walker.
Comment écris-tu tes chansons ? Commences-tu par les paroles ou la musique ? Cela dépend, mais le plus souvent, je commence par jouer avec les mélodies et la production. Ensuite, les paroles sont souvent la conséquence de l’ambiance.
Comment as -tu géré le confinement de ces dernières semaines ? J’ai un studio dans mon appartement, donc ce n’est pas si mal pour faire de la musique. Je travaille beaucoup avec des musiciens et des producteurs d’autres pays et nous nous envoyons des choses comme avant. En fait, cela facilite les choses car tous les bars et les boîtes de nuit sont fermés. Ce qui peut être très chronophage en temps réel pour moi et pour les autres.
Quetrouverions-nous dans ta loge idéale avant un concert ? Je ne suis pas très exigeant. Une bonne stéréo, quelques bières et des snacks et je suis content. Oh, et un miroir !
Qui trouverions-nous sur ta scène idéale ? Je dois dire Billie Joe Armstrong de Green Day. Je suis un grand fan de sa présence sur scène et je parie que les coulisses seraient géniales !
Ma rencontre avec Wyll fait partie de celles qui sont les plus jolies car les plus inattendues. Un message envoyé par ce garçon sur ma page Facebook, un clip et un coup de cœur pour moi. Quelque temps plus tard, nous nous sommes parlés et ma première impression s’est alors confirmée. Wyll est quelqu’un de bien comme le titre de son dernier single. Il écrit et compose depuis l’âge de 15 ans et il a choisi le rap pour s’exprimer. Avec une voix un peu éraillée et surtout un côté folk assez atypique dans le monde du rap. C’est cette particularité qui m’a plu.
Wyll a commencé le rap « par ennui » me dit-il, et c’est plutôt intéressant comme point de démarrage. Il a surtout vécu des heures douloureuses à l’école, car étant malvoyant, il a souvent été montré du doigt. Et justement, il a eu envie que les gens le regardent pour ce qu’il a choisi et non pour ce que la vie lui a imposé. L’envie d’être utile, de donner aux autres. Ses parents lui offrent son premier micro à 18 ans et il lance un skyblog sur lequel il partage des morceaux qu’il écrit.
Wyll
Il participe à de nombreuses scènes ouvertes à Dinard, sa région, et dit lui-même que les jams ont changé sa vie. Il rencontre la chanteuse Karine Moni et c’est elle qui va le pousser à développer son projet. Un premier album maison « Boîte à musique », de nombreux concerts dont l’ouverture du Festival Quartier d’été au côté de Disiz et Tunisiano. Il fait aussi la première partie de Blankass au Spot à Dinard avec juste un guitariste et ce format fonctionne au point de se lancer dans l’écriture d’un nouvel EP « La reine et son roi » en 2017.
Il s’entoure d’une belle équipe, Acacio Andrade à la guitare et aux arrangements qui a notamment joué avec Olivia Ruiz, Tom Clémentaux percussions et Karine Moni aux chœurs et sort un EP très acoustique, qui met en valeur ses textes. La guitare sèche d’Acacio Andrade, donne ce côté folk très roots avec un très beau travail sur les percussions et la très belle voix de Karine.
C’est un disque d’amitié qui en dit long sur la personnalité de Wyll, tourné vers les autres dans sa musique, mais aussi dans sa vie. Il nous parle des gens, de leurs dualités comme dans la chanson « Quelqu’un de bien », dont le clip, tourné à l’hôpital de Saint-Malo, raconte l’histoire d’un homme qui se déguise en clown pour faire rire les enfants malades, mais qui dans sa vie quotidienne passe à côté de sa propre famille. Cette dualité que nous avons tous connue à un moment ou à un autre.
L’écriture de Wyll est juste, percutante, engagée comme lui, qui donne de son temps dans les collèges en organisant des ateliers d’écritures. Pour Wyll, « le rap est viscéral, une sorte de rage à vouloir changer les choses », mais pour cela, il utilise sa musique et son verbe pour exprimer son humanité
L’EP est sorti en juin 2018, mais le titre « Quelqu’un de bien » réarrangé, remixé et clipé est sorti en avril dernier.
8 titres sur ce disque et de très beaux morceaux comme « Ma guerre » qui oscille entre rap, chant et slam. « Madame France » qui malgré une critique acerbe de notre société, porte un optimisme à toute épreuve et un refus absolu de subir.
Vous l’aurez compris, Wyll est un artiste à découvrir et à écouter. Ils ne sont pas légions ceux qui savent écrire avec sincérité alors profitons-en et je lui souhaite un beau chemin tant musicalement qu’ humainement.
J’ai découvert Cutter, via Groover, mais sur un de ces autres projets, le groupe Tel Quel. Sa voix m’avait pas mal intrigué, son flow aussi et la chanson en elle-même était assez surprenante. Bref, nous sommes entrés en contact et j’ai découvert un artiste aux multiples facettes. Originaire de Montpellier, Cutter a développé un projet personnel et a sorti récemment un album « Mesdames & Messieurs » de 12 titres que j’ai trouvé vraiment atypique dans le paysage du rap français actuel. Les textes sont assez crûs dans l’ensemble. Il parle de sexe sans détour, mais c’est bien écrit et ça fait toute la différence avec certains morceaux de rap utilisant la sexualité comme un cliché devenu galvaudé à force d’être systématique. Cutter parle des relations humaines sans faux-semblants. Il a un véritable univers qu’il serait réducteur de limiter à cet aspect d’ailleurs. Il y a une certaine nonchalance dans sa voix, teintée d’une mélancolie qui m’a touchée.
Gros coup de coeur sur quatre morceaux en particulier: « Je m’en vais », « Pavillon de nuit »en feat avec Gio, « Trop sensible » et le dernier single « Mi piace ».
Il a déjà pas mal foulé les planches des salles de concerts, faisant les premières parties de Dooz Kawa, Davodka, Hippocampe Fou, Casey ou encore Oxmo Puccino.
Mais je vous laisse découvrir ce rappeur sensible dans l’interview qu’il m’a accordé cette semaine avec beaucoup de générosité dans ses réponses et de sincérité.
Je vous invite aussi à le suivre sur ses réseaux sociaux
Parle-nous de toi de quelle planète, viens-tu ? Avec plaisir. Que te dire, moi, c’est Cutter, je suis né dans le Sud de la France sans avoir vraiment la sensation de venir d’ici, enfin, disons que ce n’est pas quelque chose qui se ressent dans ma musique ou qui fait partie de mon identité. J’ai un peu ma propre planète en construction dans ma tête, je crois !
Àquoi correspond ton pseudo ? A plein de références obscures. Ca n’a pas toujours été mon pseudo, mais de réduction en réduction il m’est reste Cutter, et aujourd’hui je trouve que ça me correspond, ce caractère de type un peu rasoir, cette manière de découper les mots, les samples, et d’être un peu tranchant dans les propos…
Quel est ton style musical et influences musicales? Je fais du rap. Même si on me dit parfois qu’aujourd’hui, je ne fais plus du rap. Même quand je vais chanter ou aérer mon flow, je sais que je fais du rap, je sais tout ce qui me vient du rap dans le vocabulaire ou les placements, je sais à quels artistes je pense quand je me lance. Au niveau influences musicales, c’est par contre très large. J’ai beaucoup d’affection pour le rap qui a su rester brutal, polémique, mal vu un peu destroy… Et en même temps, j’aime beaucoup le côte mélodieux de choses assez pop, mignonnes.
De quel instrument joues-tu et depuis quand ? Eh ben je joue avant tout de ma voix, sous toutes ses coutures. Je joue également beaucoup avec mes petits samples un peu bizarre sur ma mpc, un peu branque avec une jambe de bois, tu vois. Je ne me considère pas du tout comme beatmaker, mais du coup quand je fais des prod je m’amuse parce que je fais des trucs que je n’ai pas l’impression d entendre partout ailleurs… C’est comme dans le film Birdman : la surprenante vertu de l’ignorance.
Parle nous de l’histoire de ton album « Mesdames et Messieurs » C’est un album que j’ai commencé à construire sur mon dictaphone en 2017. J’avais envie de faire un album sur les relations amoureuses homme-femme parce que j’étais complètement dans ces prises de tête là sur le moment. Finalement, aujourd’hui, je suis content de l’album, c’est un pas en plus vers ce que je suis musicalement. Des gens m’ont dit que j’avais trouve mon délire, c’est vraiment important ça. Par ailleurs cet album, c’est aussi ma réponse à tout ce rap qui a les plus belles filles, le plus d’argent etc… J’écoute aussi des albums comme ça, mais j’avais envie de dire « Ouais ok moi, je ne connais pas ce genre de relations où tout sepasse facile et où y a jamais rien de gênant, mais tant mieux pour vous ». Du coup, j’ai dit des trucs bien moins glorieux !
Si tu devais définir cet album en un mot ? Je dirais : tourmenté.
Pourquoi t’es-tu tourné vers le rap pour t’exprimer ? C’est ce que j’écoutais, ce que j’avais sous la main, c’était plus rapide que d’écrire un scénario de film ! Quand j’avais genre 12 ans et que j’ai découvert Eminem, je crois que ça m’a retourné le cerveau, ce type sorti de nulle part qui avait été un gosse bizarre, qui rappait mieux que tout le monde et qui allait loin dans l’intimité et la provoc.
Tu es en autoprod, est-ce que tu cherches absolument à signer avec un label? Non pas du tout. Je ne pense pas que ce soit le chemin pour moi ou pour les groupes dans lesquels je joue. S’il doit se profiler un chemin et se passer un truc, je pense que ce sera plus sur le côté, créer notre public et le faire suivre nos différents projets sur notre propre label.
Comment conçois-tu tes clips ? Ça m’est pas mal arrivé de trouver les idées de mes clips, parce que je suis assez cinéphile, mais depuis quelque temps, je travaille avec une équipe sur le côté visuel etc., c’est intéressant d’avoir des propositions extérieures sur tout ça.
Quel est ton rapport à la scène ? Un rapport passionnel ! Je suis pleinement dans le truc quand je suis sur scène, pas de demi-mesure qu’il y ait 500 ou 30 personnes. Il n’y a pas le choix, il faut y aller. Et j’adore ça.
En quoi la scène enrichit-elle ton écriture musicale ? Bonne question. C’est un échange entre les mots, les sons et la gestuelle. Physiquement, les mots vont m’inspirer des choses. Mais le ressenti physique et cette énergie peut aussi inspirer des ambiances, des refrains… J’y pense pas dans un premier temps, mais ça vient vite.
Dans ta loge idéale, on trouve quoi ? Que des trucs mignons. Du bon thé, du miel, des saloperies chocolatées. Des bons fauteuils.
Sur ta scène idéale, on trouve qui ? Je te dirais les gens avec qui j’ai toujours travaillé, Fat Shew de Frères De Chaussures au micro, Dominique Gazaix de Tel Quel au violoncelle, Tyza La Réplic sur la MPC ! Ca va être un bordel, mais bon, c’est idéal !
Peux-tu nous raconter le moment le plus marrant, inattendu ou gênant que tu es vécu sur scène ? Y en a eu beaucoup des drôles. Il y a une vidéo marrante sur un vieux live solo, à un moment Fat Shew qui était mon backeur sur ce live, me pousse en mode NTM tu vois, et en fait il m’a un peu déboîté l’épaule ça dû faire crac, on voit très bien ma réaction de surprise sur la vidéo c’est marrant.
Y a-t-il des artistes avec lesquels tu rêves de jouer ou avec qui tu as déjà eu la chance de jouer ?
Pour le fun des bêtes de scène comme Joey Starr, Busta Rhymes, Method Man… Des types dont je suis plus vraiment dans le feeling, mais qui m’ont fait kiffé sur scène. Sinon je suis très fan de Lino d’Arsenik, alors pour le fun encore une fois, mais faudrait qu’on fasse un morceau tous les deux !
Es-tu un grand utilisateur des réseaux sociaux ? Oui, mais sans grands résultats, pour ma part partager ma musique ça marche surtout pendant les concerts, les ateliers, etc.
Aujourd’hui, est-ce que tu vis de ta musique ? Oui. Je vis en faisant seulement de la musique, des concerts, des ateliers, des projets en collaboration diverses et variées. C’est une chance, je ne fais que des choses qui m’intéressent et ça me fait vivre, je ne vais pas me plaindre.
Comment as-tu vécu le confinement et quel regard, as-tu sur ta vie d’artistes dans les mois à venir ? Je l’ai plutôt bien vécu ça va. Je pense que ça nous a forcé en tant qu’artistes à faire preuve d’humilité dans le meilleur des cas, à ne pas forcément dire ce qu’on pense et montrer des choses à tout-va. Maintenant, il faut s’y remettre, je ne me suis pas arrêté en vrai, mais malgré ça, il faut quand même arriver à redémarrer quelque chose !
Quel conseil donnerais-tu à un jeune musicien qui souhaite en faire son métier ? Je lui dirais de n’attendre personne. Chaque personne, chaque chose que tu peux obtenir ça va être à toi d’aller les chercher, prends les choses au sérieux dans ta création, tes relations au public et lâches pas ton truc à toi.
Le temps vient de s’arrêter, tu peux choisir le moment qui a changé ta vie jusqu’à aujourd’hui ?
Ma première scène en 2010. Je crois que je suis un peu né ce jour-là ! On était 10 sur scène, on avait créé une dizaine de sons, 1 heure de concerts en 1 mois, c’était probablement n’importe quoi, mais ça a vraiment changé ma vie.
Quelles sont les prochaines étapes de ton développement ? On continue à défendre l’album Mesdames & Messieurs, pour la suite, il faut maintenir le cap, sortir et mettre en avant comme il faut les meilleurs morceaux en stock. J’ai d’autres projets qui arrivent et il faut rester sur notre ligne de conduite, viser juste, aller vers les gens qui nous comprendront.
C’est le moment de partir sur Mars, tu emmènes quel disque avec toi dans l’espace ? C’est chaud ! Je suis tout seul ou bien y a ma copine pour discuter ? Non en vrai, je crois que je prends l’album 2001 de Dr Dre. Parce qu’il a vraiment représenté tout ce qui m’a fait aimer le rap à l’époque. Puis il y a certains sons qui vont coller nickel avec la vie dans l’espace, je crois !