• BONBON: le Peter Pan de la pop

    Hello, j’espère que vous vous portez bien et que la musique accompagne votre confinement. Voici un jeune artiste que j’ai découvert récemment et qui réjouira les amateurs de pop electro, gaie et cool.

    Je vous présente donc Sebastien, alias BONBON, un jeune parisien qui a déjà écumé les salles de concert parisiennes avec son ancien groupe de rock electro Useless Talk. Il se lance en solo en septembre dernier avec un premier single « Fresh Like Poppers » qui m’a tout de suite plu. La voix atypique de BONBON alterne entre douceur et force avec de belle nap dans la prod. L’univers de Bonbon est comme il se doit coloré, sucré et donne envie de danser. Il prépare un premier EP de 5 titres, qui sera lui en français, et qui devrait sortir en novembre. Il a sorti un deuxième single en janvier dernier « Metro » qui évoque les routines quotidiennes, là où « Fresh Like Poppers » parlait plus des sentiments qui peuvent surgir entre deux personnes… pendant l’été :).

    Formé au conservatoire en piano, Bonbon a ensuite appris la guitare en autodidacte avant d’intégrer des groupes dès l’âge de 16 ans. Il aime Muse, RadioHead, mais aussi Fauve, Lomepal et Metronomy. Il aime surtout les mélodies et les rythmes dansant de la pop electro.

    Je vous invite donc à découvrir ses deux premiers singles et entrer dans l’univers pastel et résolument pop de Bonbon. Impeccable pour se mettre de bonne humeur! et en attendant l’EP, n’hésitez pas à le retrouver sur ses comptes Instagram et Facebook car il y poste des covers réalisées at home pendant cette période de confinement.

  • Simony: la nouvelle claque du rap

    Ce n’est pas tous les jours qu’on se prend des claques en écoutant de la musique et dans mon cas, en écoutant du rap. Je suis une amoureuse des mots alors forcément quand je tombe sur un artiste qui sait les manier avec un vrai propos et une véritable envie d’en découdre avec les rimes et les punchlines intelligentes, mes radars ont tendance à passer au vert.

    C’est exactement ce qui vient de se passer avec le rappeur français Simony, jeune prodige de 22 ans découvert il y a à peine un an sur Instagram, alors qu’il participait à des concours de freestyles sur @uneminute2rap. Très vite repéré par des rappeurs et par les RABBITS, Simony déroule son rap hybride avec brio. Un mélange entre rap et électro qui surprend et laisse présager un futur plus que prometteur à ce garçon.

    Il vient d’ailleurs de signer avec la maison de disque Wagram en mars dernier et il a désormais une équipe avec lui. Mais ce n’est pas tant cela qui m’a passionné chez lui, surtout après avoir passé du temps à discuter avec lui. Simony fait preuve d’une maturité certaine, les pieds bien ancrés dans la réalité, mais la tête dans les étoiles, une ambition assumée, une véritable réflexion sur la société qui l’entoure. Il met dans ses textes toute sa rage, son envie d’un monde moins formaté, plus à l’écoute des autres, un refus du diktat de l’argent. Tout cela avec un flow incroyablement fluide, percutant et une prod monstrueuse.

    Simony découvre le rap très jeune, grâce à son oncle, avec NTM, Assassins, Ideal J, avant de se construire ses propres références avec les sons plus électro de Daft Punk, mais aussi Kanye West et en France Disiz. Il commence à écrire très tôt aussi, de la poésie, des textes complexes, qui ne s’accordent pas forcément avec le rap, alors il apprend, s’adapte car Simony a des choses à dire. C’est un instinctif doublé d’un cérébral qui pense sa musique autant qu’il la joue. Et c’est bien là toute sa force. les punchlines acérées sont bourrées de références cinématographiques. Il fait référence à sa vie, mais aussi à celles des gens qui l’entoure, parle du décalage qu’il ressent avec la société qu’on lui propose, mais aussi avec lui-même. Il y a chez ce garçon une introspection permanente qui nourrit son écriture. On pourrait faire un parallèle avec Nekfeu, mais ce serait trop simple car Simony a déjà un monde à part qui ne ressemble à personne. On est surpris par la puissance qu’il dégage à un si jeune âge. Mais la sincérité est là et c’est bien l’essentiel.

    Et Simony ne fait pas comme tout le monde, il a déjà construit une fan base solide sur Instagram avec plus de 82 000 followers et sur YouTube avant même de se retrouver sur les plateformes de streaming.

    Il a balancé quatre clips en à peine un an sur YouTube, réalisés par ses potes du collectif Le Fief, complètement home made dans lesquels il crève l’écran. Habité de bout en bout. Les titres de ces morceaux sont révélateurs d’un univers sombre, comme Birdman, Fight Club, Death Note ou la Fièvre. La liberté, la dualité, l’ambition, la psychologie, sont autant de sujets qu’il aborde sans faux-semblants. Son incompréhension face à un monde dans lequel plus personne ne prend le temps de se connaître soi-même pour évoluer. Cette course effrénée pour produire toujours davantage. Simony fait partie de cette génération qui regarde le monde sans prisme et sa collaboration avec les RABBITS donne un côté aérien à ses textes. Il parle de ces comparses comme  » des mecs qui ne sont pas des mecs qui font de la musique dans un vaisseau spatial ». La terre et le ciel finalement.

    Son processus créatif n’est en rien figé, mais il a besoin d’être proches des gens pour travailler. Il écrit beaucoup, les Rabbits composent avec lui en studio, ou ils proposent des prods et il écrit dessus. Il a besoin de comprendre le mood, de ressentir des sensations, des vibrations.  » Si je les ressens pas je ne peux pas être touché, si j’ai pas la vibration au niveau du 5ème chakra, ça ne marche pas » dit-il.

    Vendredi 24 avril sortira sur toutes les plateformes le premier EP sous le nom de « SIMONY ». Déjà deux titres sont en streaming, les deux derniers les rejoindront alors. Ce premier EP est un cadeau pour tous ceux qui le suivent depuis le début et lui réclament les 4 titres qu’ils écoutent déjà sur YouTube.

    Il prépare déjà un nouveau projet pour la rentrée qu’il construit de façon différente. « Le premier EP s’est construit en même temps qu’on le pensait » « le prochain, j’ai commencé à le penser avant de le réaliser ». La différence est subtile mais tellement révélatrice de la manière de fonctionner de Simony.

    J’espère vous avoir donné envie de découvrir ce garçon. C’est un véritable coup de cœur, musical et humain, et vous savez que sur ce blog l’un ne va pas sans l’autre. Simony m’a touché et il est évident qu’il va se faire une belle place sur la planète rap, mais je ne serais pas surprise qu’on le retrouve dans d’autres sphères. Le cinéma, lui fait déjà des appels du pied et il sera dans le prochain film de François Ozon. Quant à nous, on le retrouvera aux Cuizines le 3 octobre et très certainement sur beaucoup de scènes dans les mois à venir.

    Crédits Photos: avec l’aimable autorisation de Simony

  • ABAKAN: le groove dans la peau

    Il est vrai que mes oreilles frétillent souvent ces derniers temps, et j’ai la chance de pouvoir découvrir des artistes incroyables venant d’horizons différents. Il n’y a pas une musique, mais des musiques, des émotions correspondant à chaque instant de nos vies. Certaines vous embarquent vers des territoires inconnus, d’autres vous rappellent des sensations ressenties des années auparavant, alors même que nos oreilles s’ouvraient telles des radars à la recherches d’ondes invisibles perdues dans l’univers. La musique d’Abakan fait partie, pour moi, de cette catégorie. Une voix qui vous enveloppe et vous rassure, un groove qui trouve ses origines chez Georges Benson, Al Jarreau, Stevie Wonder. Vous savez tous ces génies qui ont fait vibrer ma génération et qui ont posé les fondements de la soul pour la suivante.

    Derrière ce nom Abakan, j’ai découvert un artiste qui a passé son enfance en région parisienne, avec un père musicien et chanteur. La musique des années 70 le berce tant qu’il dit lui-même  » Quand les autres se rêvaient en héros du film, je me rêvais à être la bande son ». Et cette phrase résume bien l’approche quasi organique qu’à Abakan de la musique. Il se fait plaisir et ça s’entend.

    Il se forme en autodidacte au piano et à la guitare et s’aguerrit en jouant dans les piano-bars, les cafés concerts et les soirées privées car la scène reste un moment de lâcher-prise totale et une vraie façon d’apprendre le métier. Capter l’attention du public et se concentrer sur son art est presque plus difficile dans les petites salles. Ce n’est pourtant pas au piano que Abakan compose mais à la guitare.

    Un premier album de 10 titres, sort en 2014 « A New Man » un petit bijou de groove, de soul, de rock égrené de très belles collaborations avec Raphaële Atlan, HKB Finn et Dalila, car la musique d’Abakan ne s’envisage pas, sans cette notion de partage de good vibes. Trois années pour faire naître cet album en coproduction , très bien accueilli par la critique et le public et qui lui permettra de fouler les scènes du New Morning et de la Bellevilloise et de partir en mini-tournée en Asie pour sept belles dates.

    Mais nous sommes dans une ère de consumérisme effréné et la musique n’échappe pas à cette règle. Alors, il décide de prendre du recul et de réviser ses attentes vis à vis de sa production musicale, prendre du plaisir, laisser ses chansons se balader au bout du monde et sortir ses morceaux au fil de l’eau et de son inspiration.

    Fin 2018, Abakan rejoint le label Active Records et sort le titre « The People » dans lequel il nous parle de la nécessité de se reconnecter aux gens et de prendre à nouveau son temps, ne plus voir la vie à travers le prisme des écrans. Le groove est toujours là, et sa voix chaude et enveloppante qui donne envie de danser.

    2019, est marquée par la sortie de « Perfect Paradise » qui flirte du côté de la folk avec la guitare sèche de Nyr Raymond, Vincent Payen, le trompettiste d’Electro Deluxe et Goldey Simon.à l’orgue. Il s’entoure depuis toujours, d’excellents musiciens et d’une parolière de talent, Crystal Petit. « Freedom » sort en juin 2019 avec des sonorités plus electro sans renoncer au groove qui fait sa marque de fabrique.

    Pour ma part, j’ai découvert sa musique avec le titre « Lonely Place » qui est sorti hier sur toutes les plateformes et qui a été enregistré pendant le confinement donc à distance. Depuis Vancouver avec Jonny Tobin, talentueux clavier, Christophe Pinheiro, le guitariste d’Abd Al Malik, Crystal Petit et Abakan depuis Tel Aviv. Un morceau plus funky qui aurait sans doute plu à Grover Washington Jr.

    Il nous a suffi d’un coup de fil de Tel Aviv à Paris pour que je sois convaincue que Abakan est un artiste à connaître absolument, une belle personne, un chanteur incroyable et un immense musicien pour qui la composition passe avant tout. Je vous invite donc à le découvrir et si vous n’avez pas envie de danser ou de vous poser pour profiter du moment, c’est qu’il est grand temps de faire une pause 😉

    Abakan est aussi un blogueur qui partage son expérience dans le marketing musical et je ne peux que vous encourager à aller faire un tour sur son blog Spread the World pour y apprendre pleins d’astuces quand on est un artiste ou un groupe émergent.

  • Vita Schmidt: Voyage entre Oslo et Paris

    Ce que j’aime avec ce blog, ce sont les infinies possibilités de découvertes quotidiennes d’artistes talentueux. Cela commence souvent avec quelques notes, une voix qui vient vous caresser les oreilles, le temps qui suspend son vol après avoir entendu plusieurs chansons qui n’ont pas su me séduire, et puis d’un coup, c’est le coup de cœur. Et c’est exactement ce qui s’est passé avec Vita Schmidt quand j’ai écouté en exclu le prochain titre de son album à venir. Il faudra être encore un peu patient avant de streamer, le single « Know Someone » car il ne sortira que le 24 avril prochain.

    Cependant, cette jeune femme ayant déjà sorti quelques jolis titres, j’ai eu envie de vous la faire découvrir dès aujourd’hui. Vita a grandi à Oslo jusqu’à ses 15 ans, évoluant dans un environnement de musiciens qui l’ouvre à la chanson française. Elle s’envole pour Paris dans le cadre de ses études, forme un premier groupe avec lequel, elle écume quelques salles parisiennes. Mais Vita a la bougeotte et prend bientôt la direction des Etats-Unis et plus précisément de Boston à l’université célèbre de Berklee College of Music. S’ensuivent quatre années intensives d’apprentissage musical qu’elle aborde avec beaucoup d’humilité. Là-bas, c’est une vie entourée de musiciens débutants comme elle, mais d’autres plus aguerris, une compétition de tous les instants et une course acharnée pour décrocher les scènes et les premières places. Elle ouvre sa culture musicale, déjà bien imprégnée de soul et de RnB, fait des premières parties pour Talib Kweli mais elle sait d’instinct que cette concentration de talents dans une même endroit, pourrait la noyer et que son cœur reste européen.

    Retour à Paris, car la capitale lui manque, une certaine liberté aussi. Elle continue à travailler sur son projet d’album, elle participe à beaucoup de soirées jam mais là où les Etats-Unis ont cette culture de la bienveillance et du soutien entre artistes malgré la compétition, la scène parisienne apparaît comme bien moins facile d’accès. Elle signe avec le label Complice Music qui la découvre un peu par hasard en studio et qui a un gros coup de cœur pour un de ses titres en préparation. L’aventure prend alors un autre tournant. Vita travaille avec le talentueux pianiste et arrangeur Matthieu Naulleau. L’album de 10 titres est bouclé en juin 2019 et le premier single  » Number I could call » sort en septembre. Depuis un deuxième est arrivé en novembre « What you need » avec des vidéos tournées en studio avec Matthieu. Elle investit la Boule Noire quelques jours avant le confinement pour présenter son album.

    La voix de Vita a un groove tout en délicatesse, une musique épurée qui invite à la rêverie. C’est groovy et chill dans le même temps. Je l’écoute en boucle depuis plusieurs jours et c’est toujours un signe, quand ça me donne envie de danser et que ça envoie des bonnes vibes. Le petit voile sur sa voix de temps en temps me fait penser à Norah Jones avec le côté intimiste d’une Billie Eilish. Bref, j’adore et cerise sur gâteau, Vita sortira son prochain titre en 3 versions, une française, une anglaise et une en norvégien. Et je trouve cela super car pour les avoir entendus, cela fonctionne à chaque fois. Une jolie artiste que vous devriez mettre dans vos playlists avant même de terminer la lecture de cet article. D’ailleurs, trois de ses chansons sont déjà dans ma dernière sur Spotify. Souvenez vous du nom de Vita Schmidt car je fais le pari qu’elle va nous accompagner pendant un bon moment.

    Crédits Photos: Lauren Desberg, Marcelo TNS, Mias Kick.

  • EUROPE 1: Part 13 avec DUSK TOTEM

    Hier soir, j’ai eu l’immense plaisir de parler du titre « Love » du duo français pop electro DUSK TOTEM sur Europe 1 chez Emilie Mazoyer. Je vous ai déjà parlé d’eux ici avec l’interview réalisée en début d’année. Ce titre est extrait de leur EP éponyme sorti en 2019, avec un très beau clip disponible sur YouTube et qu’il faut aller voir. Ceux qui ont déjà vu l’interview, savent tout le bien que je pense de Fanny et Julien, de leur immense générosité tant musicale qu’humaine. Je les appelle mes petits alchimistes car comme ils le disent eux-même, ils aiment à transformer le plomb en or. Et nous avons tous l’occasion de le faire chaque jour un peu, juste avec un peu de bienveillance et d’écoute.

    Comme tous les artistes, Dusk Totem est privé de concerts, mais cela ne les empêchent pas de partager de bonnes vibes avec leur public en proposant leurs titres en version confinée sur Instagram, Facebook et YouTube. Fanny à Versailles et Julien à Montreuil, la musique ignore les distances et dès que nous pourrons à nouveau sortir de nos chez vous, foncez les voir en concert car leur énergie est communicative et ils ne transmettent que de bonnes ondes.

    Ils sortiront à la rentrée, un titre en français cette fois et je suis certaine que la douce voix de Fanny aux accents folk et les sons électro de Julien donneront encore quelque chose de différent dans notre langue. En tout cas hâte d’entendre la suite. Alors hop, on file écouter le replay de l’émission d’Emilie Mazoyer. Et en plus vous avez droit à une vidéo réalisée pendant cette période de confinement. Vous êtes des veinards, mais ne vous endormez pas trop et soyez curieux. Un clic vers YouTube, un commentaire, un like déposé délicatement sur une page d’artiste vaut tout l’or du monde quand on aime la musique et le partage 😉

    Prenez soin de vous

    Pour accéder au replay d’Europe 1, cliquez sur l’image ci-dessous et c’est dans les dernières 10 minutes, mais toute l’émission est à écouter pour faire plaisir à ses oreilles 🙂

    CLIQUER SUR L’IMAGE POUR ACCEDER AU REPLAY

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