• PLAYLIST DU MOIS D’AVRIL 2020

    Hello, j’espère que vous allez bien malgré la situation pour le moins hors du commun que nous vivons tous partout dans le monde. Afin d’égayer un peu vos journées, voici la playlist d’avril sur Spotify avec pas mal de rap mais pas que. Mes coups de coeur du moment mais le mois n’est pas fini, alors cette playlist va encore s’enrichir. N’hésitez pas à vous abonner aux playlists et à les partager si elles vous plaisent. Et bien entendu, tout pareil pour le blog, la page Facebook et Instagram. Allez donc faire un tour sur mon nouveau groupe Facebook sur lequel les artistes que je suis, postent leur actu, leurs lives en confinement. Ils ont plus que jamais besoin de votre soutien, de vos likes et de vos partages en attendant de pouvoir à nouveau fouler les scènes de France. La musique est un remède sain à la monotonie, à la solitude de certains en ce moment alors profitons en.

    Je vous prépare de nouvelles interviews dans les jours à venir et de très belles découvertes. N’hésitez pas non plus à commenter les articles et à me suggérer des artistes à écouter.

  • HIT LIKE A GIRL avec Swanny Elzingre

    Dans le petit monde merveilleux de la batterie, on ne présente plus la talentueuse Swanny Elzingre, batteuse du très en vogue trio Juniore, mais aussi d‘Elias Dris et de Julien Bitoun.

    Swanny démarre sa carrière de batteuse professionnelle et de bassiste, il y a une dizaine d’années. Elle multiplie alors les expériences de scènes et de studios, avec différents groupes de rock, jazz, pop, hip pop. En plus d’être une batteuse charismatique et douée, elle fait aussi les chœurs, que ce soit avec Juniore, avec qui elle sera en tournée pour défendre leur dernier album en octobre prochain, ou avec le trio qu’elle forme avec Julien Bitoun and the Angels ou encore avec le merveilleux et poétique Elias Dris, dont je vous ai déjà parlé sur le blog.

    C’est une batteuse que je suis depuis quelques années maintenant, et que je considère à plusieurs égards comme une bonne fée car sa gentillesse n’a d’égale que son talent. Elle fait partie de ses musiciennes qui partagent avec plaisir leur art, et leur temps sans se poser de question, quand il s’agit de donner un coup de pouce aux jeunes artistes. C’est donc tout naturellement qu’on retrouve Swanny comme ambassadrice du concours international HIT LIKE A GIRL.

    Elle étend ainsi sa culture musicale et sa capacité à s’adapter à toutes les situations. Elle a eu la gentillesse de répondre à mes questions à distance pendant cette période de confinement. Je vous laisse découvrir cette interview qui vous dit tout sur cet événement spécial batteuse.

    https://hitlikeagirlcontest.com/

    crédits photos: Swanny Elzingre ( on a pas le nom du photographe, impossible de lire son nom 😂)

    Suivez Swanny Elzingre sur ses réseaux sociaux

  • Looking for Ed Black

    J’ai découvert Ed Black lors d’un concert à Rock en Seine en 2018 alors qu’il jouait avec Ady Suleiman, dont je vous ai déjà longuement parlé sur ce blog. Suite à ce gros coup de cœur pour ces deux garçons, je suis entrée en contact avec Ed et c’est aussi grâce à lui que j’ai pu interviewé Ady quelques mois plus tard à Paris. A ce propos, une petite anecdote car alors que l’interview vidéo d’Ady s’était parfaitement bien déroulée, sans problème technique, celle de Ed en revanche a connu un raté mémorable. Le son ne s’est tout simplement pas enregistré…Autant dire que ma déception fut grande.

    Finalement, deux ans après, nous avons enfin réussi à refaire cette interview alors que Ed porte désormais la casquette de producteur en plus de celle de songwriter.

    Originaire de Chester, en Angleterre, Ed est d’abord un auteur-compositeur et interprète, flirtant plutôt avec les tendances Pop, Folk et Indie. En janvier 2017, il sort son premier EP « Come Down » (présenté en première sur BBC Introducing), influencé par des artistes comme Bon Iver, Bombay Bicycle Club et Ben Howard.

    Mais en parallèle, il débute un autre projet qui n’avait au départ ni nom ni concept, Ed se contentait de jouer avec des boucles de guitares et des samples de J Dilla, acquis auprès d’Ady Suleiman son collaborateur et ami de longue date. Au cours des dernières années, Ed a continué à ajouter des beats et des loops à son projet, profitant du temps passé sur les routes pendant les tournées. Enfin à l’été 2019, quatre de ces beats sont devenus ses quatre premiers singles.

    « edbl beats vol. 1 » est né de cette collection de rythmes, de boucles et d’idées inédites, glanée au fil des années et publié en trois épisodes chronologiques, chaque épisode paraissant chaque mercredi à partir du 12 février.

    Un garçon talentueux à suivre de près dans tous les cas et que je vous invite à découvrir dans l’interview qu’il m’a accordé cette semaine avec sa gentillesse habituelle.

    Ed Black

    Comment as-tu appris la musique au début ? en école de musique, conservatoire, autodidacte, en regardant des vidéos sur YouTube ?

    Il n’y avait pas vraiment YouTube quand j’ai appris la guitare, j’ai eu quelques leçons à l’école avec un professeur et puis, après le lycée, je suis allé à l’Institut de Liverpool pour Arts du spectacle -(LIPA)pour obtenir un diplôme en musique (ndlr: Lipa est une des plus grandes écoles d’arts au monde, fondée par Mark Featherstone et Sir Paul McCartney en 1995)

    Joues-tu d’autres instruments?

    Je peux jouer de la basse et du piano, et j’adore jouer de la batterie !

    Dans quels endroits rêves-tu de jouer de la guitare ?

    Il y en a plusieurs ! Wembley Arena, Madison Square Garden, n’importe quel lieu de concert aux Etats-Unis, pour être honnête !

    A quel âge la musique est-elle passée du concept de « hobbies » à celui de « Carrière possible ?

    J’étais dans un groupe au lycée qui m’a donné envie d’en faire et m’a fait comprendre que c’est ce que je voulais faire. Ensuite, étudier la musique à Liverpool a consolidée cette envie d’en faire un choix de carrière. Cela m’a donné le réseau pour pouvoir continuer et faire de la musique à plein temps.

    Disnous quelques mots sur ta carrière artistique ?

    L’année dernière, j’ai commencé à sortir des titres de style Rnb/Hip-Hop en tant que producteur avec des artistes en featuring sous le nom d’ »edbl ». Ca s’est plutôt très bien passé et c’est donc devenu mon principal objectif. Je viens de publier 19 pistes d’instrumentaux ainsi que 4 singles l’année dernière.

    As-tu de nouvelles collaborations prévues cette année?

    Oui ! Je travaille actuellement sur ma prochaine sortie qui sera un mixtape intitulée « Boys & Girls », avec un certain nombre d’artistes en vedette.

    Comment définirais-tu ta musique ?

    Hip-Hop inspiré des années 90/Dilla , des accords RnB/Soul, et quelques douces mélodies!

    Quels sont les artistes qui t’ont le plus influencé ?

    J Dilla, Tom Misch, FKJ, Mac Ayres, Mahalia, Bruno Major

    Comment écris-tu tes chansons ? Commences-tu par les paroles ou
    la musique ?

    En tant que producteur, je commence toujours par des accords et/ou un beat. Écrire des paroles et des mélodies pour un autre artiste ne me vient pas aussi naturellement que quand j’écris pour moi donc pour ce projet en particulier, ce sont souvent les artistes avec qui je collabore qui écrivent les paroles et mélodies.

    Comment gères-tu le confinement de ces dernières semaines ?

    Je travaille beaucoup à la maison dans tous les cas, donc il n’y a pas eu de changement drastique pour moi. J’ai terminé les mixes de mon prochain projet. Le confinement m’a donné l’occasion de le faire, alors ça pourrait être pire ! Je travaille du lundi au vendredi et je me pose le week-end pour essayer de maintenir une certaine normalité, malgré le fait d’être à l’intérieur à peu près tout le temps !

    Que trouve t-on dans ta loge idéale avant un concert ?

    De délicieux snacks végétaliens, des Heinekens glacées et une
    bouteille de Jack !

    Qui trouverions-nous sur ta scène idéale ?

    Moi et certains de mes meilleurs amis qui sont aussi musiciens.

    Le temps vient de s’arrêter, tu peux choisir le moment qui a changé ta vie jusqu’à aujourd’hui ?

    Quand j’ai été accepté à la LIPA

    Il est temps d’aller sur Mars, quel disque emportes-tu avec toi dans l’espace ?

    Le premier album de Michael Kiwanuka.

    Enfin, parle-nous d’un des moments, les plus embarrassant, drôle ou inattendu de ta carrière.

    Voyager à Séoul en Corée du sud avec Ady Suleiman et se produire à guichets fermés pour un de ses concerts était assez inattendu !

  • ALBE: Un voyage sensoriel

    Albe est venue à ma rencontre il y a quelques semaines et je suis bien heureuse qu’elle l’ait fait. J’ai découvert une artiste surprenante qui a su créer un univers musical invitant aux voyages sensoriels. Et je mets cela volontairement au pluriel, car selon votre état d’esprit, vous partirez dans telle ou telle direction. Mais qui se cache derrière Albe?

    Camille est une artiste parisienne, prof de guitare, qui a beaucoup joué dans des groupes avec son instrument. Elle a composé pour le théâtre, et s’est rapidement intéressée à la MAO (musique assistée par ordinateur). Elle a fini par avoir une envie irrépressible de s’exprimer pour elle-même en tant que musicienne et compose son premier EP « Anémones » sorti en novembre dernier.

    ALBE

    3 titres instrumentaux, car la voix n’est pas le mode d’expression d’Albe, mais sa musique n’en a pas nécessairement besoin car elle est suffisamment riche. On parle ici d’Electro-rock-ambient, mais Albe est-elle si facile à caser, je n’en suis pas certaine. Les sons qu’elle produit viennent comme elle le dit elle-même « des profondeurs de temps ensevelis, de jungles fantastiques, ou d’un futur encore esquissé » et c’est plutôt bien vu. Tout est nouveau, mais cohérent, surprenant et rassurant à la fois. C’est une magicienne des sons que je vous invite à découvrir et qui n’a qu’une envie, se produire à nouveau sur scène. Les artistes se sentent un peu en cage en ce moment, alors ouvrons celle-ci au moins virtuellement en écoutant leur musique. Albe est déjà sur ma Playlist Spotify « coup de cœur »

    Crédits Photo: Gabriel Albold.

  • Clashman: Un DJ atypique

    J’ai découvert Clashman via la plateforme Groover, il y a quelques mois. J’ai été tout de suite intriguée par sa création originale, mélange de Trap et d’Electro. Clashman a commencé à composer, il y a environ 8 ans. Backeur, Hoster, live DJ, il multiplie les casquettes, expérimentant les mélanges de genres et surtout élargissant sa musique à d’autres formes d’art, comme la peinture ou la mode. Pour les non-initiés un backeur est un artiste qui accompagne un rappeur sur scène et qui va rapper à certains moments pour que ce dernier puisse reprendre sa respiration ou juste insuffler une autre dynamique. Le hoster c’est le même genre mais plus pour les DJ, une sorte de chauffeur de salle.

    Clashman est un véritable autodidacte dont une des influences majeure est DJ Snake « pour sa facilité à mélanger les genres ». Mais plus globalement, ce sont les sonorités US qui l’ont poussé à collaborer avec des agences américaines comme Cozmickbeat ou VerdickStudio. qui proposent des compositions pour des films ou des séries américaines.

    Clashman

    Comme beaucoup d’artistes de cette génération, Clashman a débuté comme DJ, avant de collaborer avec le collectif parisien « NoHell ». Il devient par la suite le DJ officiel du rappeur LEFA, un des fondateurs de « Sexion d’Assaut » et collabore aussi avec LHIROYD, un artiste orléanais évoluant dans l’afro beat.

    Un premier EP « Way » sort en 2018 avec 4 titres, et déjà un univers très « spatial » et musical. Très marqué par l’électro, mais presque expérimental. Pas de voix sur cet EP ou alors juste en effet, mais j’ai adoré.

    Le single « Galaxy » sort la même année, accompagné d’un clip qui m’a tapé dans l’œil. Sur ce morceau, il invite des artistes aux univers différents comme la rappeuse Kaipy ou la chanteuse MayMay et le rappeur Leo Seviyor. Le tout donne un morceau envoûtant et particulièrement surprenant.

    En juin 2019, Clashman sort son 2ème EP « Empire » composé cette fois de cinq titres qui nous plongent à nouveau dans une ambiance electrop/Hip Hop expérimental. La vidéo du premier single utilise des inclusions d’effets visuels et d’hologrammes aux formes géométriques du réalisateur Félix Gil. On est plus dans un trip futuriste.

    Pour le lancement de son EP, Clashman organise en juin dernier, une release party un peu différente de ce qu’on a l’habitude de voir. Il invite des artistes comme la peintre Flora Mora qui réalisera alors du live painting, le designer NEOMAD et Pehoz un beatmaker spécialisé dans le beatmaking en live.

    Il est aussi devenu ambassadeur de RekYou, une application pour réserver des studios d’enregistrements dans toute la France et que je vous conseille vivement. Un artiste qui gère sa carrière comme une petite entreprise mais en gardant toujours à l’esprit une ouverture sur le monde qui l’entoure et une envie de partager et de multiplier les expériences sensorielles avec le public.

    Suivez le sur ses réseaux sociaux et découvrez ce garçon aux talents multiples et sans frontières.

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