Il y a des artistes pour lesquels tu attends la sortie d’album avec une impatience qui frise celle d’une veille de Noël. Ça été le cas pour moi avec mes chouchous du groupe seine et marnais Okessapar dont je vous ai déjà parlé sur le blog. Il y a quelques semaines, j’ai eu la surprise de recevoir dans ma boîte mail un lien d’écoute privée vers les 10 titres de « Ok Ça Part » le premier opus de ces garçons.
Alors que dire si ce n’est que chaque morceau est une petite bombe de groove, et d’émotions. Les textes ciselés sont servis par la voix de Flavien qui se balade tranquillement entre énergie pure mais maîtrisée pour parler de sujets parfois lourds comme la maladie, la vieillesse et la solitude mais aussi les sentiments amoureux, la place des femmes dans notre société. Flavien écrit tous les textes et nous raconte des histoires de vie avec en filigrane notre société et ses dysfonctionnements.
Okessapar
Avec lui au chant et au saxophone, Maxence et Tanguy ses cousins dévoilent toute leur musicalité à la basse et à la guitare. De vrais musiciens passionnés et c’est assez rare pour le souligner, le rap -slam-groove d’Okessapar redonne sa place aux beaux textes sans s’embarrasser de cette mode effroyable de l’auto tune à tout va qui me sort par les yeux. Des textes engagés, une vraie signature vocale et un son reconnaissable, Okessapar est prêt à vous embarquer dans son univers.
Je ne peux même pas dire que j’ai un morceau préféré parce que je les aime tous, l’émotion et la délicatesse de la chanson « le vieux » qui prend aux tripes, « Elle » qui dresse des portraits de femmes, je pourrais tous vous les citer, tellement je les aime.
La force de ce groupe réside aussi dans sa puissance de feu sur scène. Car avant d’enregistrer cet album, ils ont écumé les scènes du 77 et d’ailleurs et il faut les avoir vu une fois dans leur habitat naturel! c’est explosif, efficace et la complicité entre eux est un bonheur à partager. Bref vous l’aurez compris je suis ultra fan et ça faisait bien longtemps qu’un groupe français ne m’avait pas séduit à ce point. Je les ai déjà vu deux fois sur scène et j’y retournerai encore en espérant que mon enthousiasme vous rendra curieux et que vous prendrez le temps d’écouter leur musique 😉. Ils sont sur toutes les plateformes naturellement, et préparent actuellement les prochains concerts avec un nouveau batteur dans l’équipe.
L’album enregistré cet été est auto produit et le fruit d’un an de scènes pendant lequel ils ont testé leurs chansons et établit progressivement une fan base qui ne fera que grandir, mais pour ça, il faut les écouter et appuyer sur play pour se laisser séduire par Okessapar et son flow imparable!
Comme je suis plutôt sympa, je vous facilite la tâche ci-dessous 😉 et en prime retour sur l’interview qu’ils m’avaient donné en juin dernier avec la session studio. Ok ça part!!
Aujourd’hui je vous présente le dernier album de Gianfranco Nuzzo « Ca’giazz » sorti en avril dernier et voilà le jazz fusion que j’aime, un mélange d’Acid-jazz, de soul, de funk avec un groove de malade. Petite présentation de ce guitariste et compositeur qui à la tête d’une ribambelle de musiciens tous plus talentueux les uns que les autres nous offre un album haut en couleur.
Gianfranco a démarré très jeune la guitare, à sept ans en Suisse, il est très vite influencé par le jazz, le blues, la bossa et le funk. Il va être un véritable touche à tout au sein de ses différents groupes, passant du rock au hard rock, mais aussi aux chansons italiennes, une façon de perpétrer ses origines. Il se considère comme un autodidacte. Son premier album solo sort en 2011 « Linea » qui est une suite de 17 morceaux de guitare groove-lounge, mêlant la funk, le jazz et la bossa. De 2015 à 2016, il sort successivement un EP « Interlude » et un album « Downtown in Person » sur lesquels il s’entoure de musiciens pros. Ce dernier se compose d’une section rythmique qui groove et une section de cuivre punchy avec un joli retour aux sons des années 70.
Gianfranco Nuzzo
« Ca’giazz » son troisième opus va quand à lui intégrer une chanteuse Anaise Jolidon à la voix chaude et jazzy et une parolière Pat Viccaro. Au total c’est plus d’une dizaine de musiciens qui vont œuvrer sur cet album pendant un an et demi, une véritable aventure humaine et le résultat est à la hauteur. C’est une belle énergie, des morceaux qui donnent la pêche et donnent envie de danser. Les références de Gianfranco allant de Wes Montgomery à Carlos Santana, il a su les faire sienne dans ce disque aux accents aussi variés que riches. Après une jolie conversation avec lui, il était évident que je me devais de partager avec vous mon coup de cœur, sa musique me parle parce que ses références sont aussi dans mon adn et que sa musique fait du bien et c’est tout ce qu’on demande à un bon disque non?
Pour les amoureux du groove, vous ne pourrez pas ne pas être séduit par « Ca’giazz », disponible partout naturellement.
Tersim Backle c’est d’abord….Tersim, un grand gaillard, ancien chanteur de Pitbulls in the Nursery, groupe expérimental progressif très connu chez les amateurs de métal extrême. Bon autant dire que je ne connaissais pas, vu que je n’écoute que très peu de métal. Ceci étant dit, mes oreilles n’étaient donc en rien influencées par le parcours du garçon. J’ai donc découvert sur Groover, le titre « Sell my soul » et j’ai adoré! du rock, du rock et encore du rock avec des sons de guitares qui m’ont rappelés ceux de U2 parfois, du coup, mes petites oreilles, encore elles, ont frétillé de plaisir. Tersim est accompagné sur scène par Dagulard, à la batterie qui a lui-même joué au sein de The Distance, Lycosia et actuellement dans le groupe SCD, et Vince à la basse.
Tersim Backle
Ils sévissent tous les trois en région parisienne et leur premier EP « ON MY WAY » est sorti en septembre dernier et a été enregistré à Edimbourg en Ecosse. Leur inspiration principale vient du son grunge de la scène de Seattle, mais ils mélangent avec brio rock, folk et pop. La voix de Tersim est incroyablement présente, forte mais sait aussi donner dans la douceur et la nuance comme sur le morceau « Sopahnia ». Il y a de la soul chez cet artiste et ce mélange des genres fonctionne à merveille.
Cet EP de 5 titres nous parle de famille, de bien vivre ensemble et d’optimisme. J’ai été très touchée par sa musique justement parce qu’elle allie douceur et force. Et surtout leurs sons sont aussi pas mal influencés par Pearl Jam et Lenny Kravitz, ça me parle forcément 😉
Tersim a aussi lancé sur leur chaîne YouTube un concept de vidéos « Behind the scene » qui raconte l’histoire du groupe depuis sa création jusqu’à l’enregistrement de leur EP et je trouve ça plutôt sympa comme démarche de partage et surtout passionnant pour les artistes émergents. Cela définit bien ce garçon généreux.
Tersim Backle sera sur la scène du Gibus Live à Paris le 22 novembre prochain pour leur release party et sur scène, c’est de l’énergie pure, alors comme d’habitude soyez curieux et allez à la découverte de ce groupe prometteur.
Crédits photos: Smoke it photographie Thomas Barbotin – Romain Vives.
Andy Clark est ma jolie découverte du mois sur Groover. Si vous aimez les Beatles, les songwriters à l’anglaise, la douceur et la guitare, la musique de cet anglais est faite pour vous.
Andy est auteur-compositeur, multi-instrumentiste et producteur basé au Royaume-Uni. Ses premières chansons sont nées à la fin des années 90, sur un magnétophone Fostex à quatre pistes. Ses influences musicales sont éclectiques, mais assez marquées par les années 70, ce qui se ressent tout au long de son album « I love Joyce Morris ». Ce dernier est sorti fin août et il contient 10 titres.
J’ai aimé le côté folk de sa musique et la joie de vivre qui s’en dégage. Andy parle beaucoup de ses enfants, de la parentalité qui a changé sa vie. Jusqu’ici rien de forcément super original, mais il met tout ça en musique et ce partage d’expérience fait finalement du bien dans un monde qui a souvent tendance à se moquer cyniquement des bons sentiments. Du coup cet album est rafraîchissant, agréable à écouter. La voix d’Andy est chaude, avec des petits accents à la Paul McCartney, la guitare fait le reste. C’est un album tranquille, et qui vous rappelle qu’il faut profiter des petits moments de la vie partagés avec nos familles. Parce que la douceur et la mignonnerie n’ont jamais fait de mal à personne bien au contraire.
Andy est en tout cas un auteur compositeur à découvrir, il a d’ailleurs déjà fait la première partie de Bob Geldof et a joué au fameux Festival de Glastonbury en Angleterre. Il est actuellement en tournée en Europe, et nous aurons peut être la chance de le voir en France.
Retrouvez Andy sur les réseaux sociaux et sur les plateformes de streaming
Il y a quelques mois via la plateforme Groover, j’ai eu la surprise de recevoir une chanson de Diane Tell à écouter. Cette artiste québécoise a marqué mes jeunes années et c’est avec un immense plaisir que j’ai découvert le premier single « On n’jette pas un amour comme ça » extrait de son nouvel album « Haïku » qui vient tout juste de sortir. Quelques échanges plus tard et apprenant qu’elle sera de passage en France pour une série de concerts, rendez-vous est pris pour une entrevue. Avant de vous livrer l’échange que nous avons eu hier avant son concert au Pan Piper à Paris, et pour ceux de la nouvelle génération qui ne la connaissent pas, parlons un peu de Diane et de son parcours incroyable.
Elle nous vient donc du Québec où elle se forme très jeune au violon puis à la guitare pour se découvrir une passion pour l’écriture de chanson et une furieuse envie d’en faire son métier. Elle signera très jeune à 17 ans son premier contrat avec une maison de disque et en 1981 son premier grand succès « Si j’étais un homme » la propulse au sommet, faisant d’elle la première artiste féminine auteur compositeur interprète. Elle a ensuite enchaîné les albums, les collaborations avec Françoise Hardy, les comédies musicales avec Michel Berger et Luc Plamondon « la légende de Jimmy » puis « Marilyn Montreuil » avec Jérôme Savary. Une artiste prolifique, qui a su prendre le virage du numérique et devenir une véritable entrepreneuse, gérant sa carrière de main de maître. Productrice, éditrice, Diane Tell connaît les codes de l’industrie musicale et les partages dans son blog « Diane cause musique » que je ne peux que recommander aux jeunes artistes pour comprendre et éviter certains écueils.
« Haïku » son dernier album sort 8 ans après le dernier et c’est un petit bijou de 12 titres mêlant avec brio, le jazz, la bossa, des ballades et des morceaux plus pop et toujours cette voix chaleureuse, claire qui vous embarque dans ses histoires aux textes magnifiques. Elle est en tournée jusqu’à la fin de l’année en France, Belgique et au Québec. Elle sera encore ce soir au Pan Piper à Paris et ce concert acoustique est une petite merveille d’émotions mais aussi d’humour, un parfait résumé de Diane Tell.
Bonjour Diane, parlons de votre dernier album Haïku que vous avez réalisé avec Fred Fortin. Que signifie Haïku?
Haïku est une poésie japonaise traditionnelle, très codée. Ce sont des petits poèmes. La chanson Haïku c’est une série de haïkus avec 7 ou 8 poèmes de 3 strophes, 17 syllabes. C’est un poème très léger, mais très profond, ce minimalisme qu’on retrouve dans la culture et l’architecture japonaise. J’ai eu envie de me frotter à ce genre de structure, la mélodie ne suit pas forcément ce qui se passe dans le texte. Quand on le lit, quand on l’écoute, les couplets ne sont pas au même endroit et j’aime cette idée de légèreté et de profondeur.
Vous aimez beaucoup la poésie? Vous avez travaillé sur les textes de Boris Vian par le passé.
Oui j’aime beaucoup la littérature en général. Sur les textes de Boris Vian c’est particulier car il a écrit des versions françaises des grands standards de jazz. j’ai repris ses textes qui n’avaient jamais été enregistrés, j’ai découvert ça dans un bouquin et j’ai fait tout un album.
L’album est très marqué par le jazz mais aussi la bossa mais aussi des sonorités pop. On a l’impression d’être dans un cadre très rassurant car on reconnait les influences et en même temps il y a une fraîcheur incroyable et votre voix chaleureuse, énergique. Quel a été le fil conducteur?
C’est la volonté de faire les meilleurs textes et la meilleure musique, de faire quelque chose d’original et de prendre les meilleurs musiciens. On les a réuni en studio avec le meilleur matériel. On a pris les chansons qui s’adaptaient le mieux à cette équipe. On voulait quelque chose qui puisse tenir dans le temps, car des albums on en fait moins aujourd’hui.
Il y a eu huit ans depuis le dernier album mais vous avez été très prolifique pendant cette période.
Huit ans c’est vite passés, et il y a une dizaine d’années, il n’y avait pas tout les outils numériques comme aujourd’hui. On a donc récupéré déjà tout le catalogue suite à mon départ des majors et on l’a adapté aux plateformes de streaming, remastérisé.On a fait aussi beaucoup d’album multi artistes, une compilation et puis cela fait 4 ans qu’on travaille sur Haïku.
Vous écrivez vos textes mais vous avez aussi fait appel à d’autres auteurs comme Slobodan Despot. Que recherchez-vous dans l’écriture d’un autre finalement?
Cela fait longtemps que je fais des collaborations. Pour les quatre premiers albums, j’ai tout composé moi-même car il fallait m’imposer en tant qu’auteur compositeur, mais une fois que c’était convenu, j’ai pu collaborer par envie, par goût. C’est une histoire de rencontres comme avec Fred Fortin et Slobodan . Je leur ai demandé des textes. Slobodan m’a donné trois textes sur lesquels j’ai écrit la musique et Fred, je l’ai engagé comme réalisateur et il m’a envoyé spontanément trois chansons qu’il avait écrite.
C’est donc une vraie belle collaboration d’écriture. On est presque plus habitué à entendre des beaux textes, notamment dans la chanson francophone.
C’est parce que la chanson francophone est presque rendue anglophone dans sa forme. On sait bien que dans la chanson anglophone, on prête moins attention aux textes. On est pas chez Dylan, Joni Mitchell, Tom Waits ou Léonard Cohen qui sont de grands auteurs. Aujourd’hui le texte est secondaire, c’est plus le look qui passe avant tout, le style, le beat. La chanson française s’est beaucoup anglo saxonnisée dans la façon de faire.
Est-ce en lien avec l’évolution de l’industrie musicale, qui s’est mondialisée?
C’est certain qu’aujourd’hui n’importe qui a accès à des millions de titres par semaine. Les quotas qu’on avait quand on était plus jeunes au Canada, avec l’obligation pour les médias de l’époque de programmer de la chanson québécoises, canadienne ou francophone par exemple, permettait aux artistes d’exister davantage. On a toujours été dans la consommation de masse, il y avait aussi des nanars autrefois. Je me souviens d’avoir lancé des chansons à des périodes et tout le monde n’en avait que pour untel et on ne les entend plus aujourd’hui. Je pense qu’il y a beaucoup de bonnes musiques de nos jours mais il faut aller la chercher. Je pense qu’il y a un lien qui est brisé entre les créateurs de contenus et ceux qui écoutent de la musique. Il existe un nouveau monde, encore balbutiant avec Internet et les jeunes et les moins jeunes ont beaucoup de choix entre les abonnements aux plateformes de streaming, les cds qu’on achète ou pas, le vinyle et même les cassettes qui ressortent. Le monde est plus compliqué avec tous ces choix. A mes débuts, c’était plus simple, on sortait un disque, on allait l’acheter chez le disquaire, il passait en radio et c’était tout. Aujourd’hui ce lien est brisé mais il va se recréer. C’est une période de transition mais c’est aussi au public de faire des efforts. S’il attend dans son canapé que la radio lui serve la soupe, il va boire de la soupe.La culture n’existe que si la personne est motivée pour aller la chercher. Certaines chansons ou livres qui ont marché dans les années 70, 80 et même 2000 ont disparu depuis. Je n’ai plus tant confiance dans les médias car ceux qui ont un modèle d’affaire vivant de la publicité biaisent tout. Si pour vendre tel savon, il faut programmer de la musique, ils vont le faire parce que leur but c’est de vendre le savon pas la musique. Il faut accepter cette règle du jeu malheureusement.
Vous êtes autonome artistiquement depuis longtemps, racontez nous un peu comment cela s’est passé?
En fait j’ai racheté le premier contrat que j’avais signé à 18 ans avec un producteur. Je me suis rendue compte dès la sortie du premier album qu’on allait pas pouvoir travailler ensemble. Ça a pris du temps, mais je l’ai racheté et je suis devenue productrice et éditrice dès l’âge de 25 ans. Donc j’ai toujours été indépendante, même quand j’étais chez Sony, j’étais productrice avec des contrats de licence. On s’est quitté mutuellement avec Sony. Leur modèle d’affaire ne correspondait pas au mien. Le leur est de faire des succès commerciaux et le mien est avant tout de faire des bons disques, de la bonne musique.
C’est finalement ce qu’on conseille aux jeunes artistes aujourd’hui, de maîtriser leur communication et d’être autonome. Les labels ne signent plus forcément de nouveaux artistes.
Le problème aujourd’hui c’est que les jeunes vont développer leur fan base avec les réseaux sociaux et quand ils réussissent ça, des labels vont s’intéresser à eux, et ils vont être heureux de signer en maison de disques, mais ce qu’ils ne comprennent pas c’est que tout ce travail qu’ils auront fait en amont, ils vont le céder au label qui va travailler sur un album ou deux et si ça ne marche pas, ils vont abandonner l’artiste mais en gardant les droits jusqu’à la fin des temps. Ce qu’il faut surtout c’est comprendre comment marche cette industrie très complexe. Beaucoup de jeunes veulent être indépendants mais ne prennent pas le temps de comprendre. C’est en plus un milieu qui ne cherche pas à apprendre aux jeunes le fonctionnement.
D’où la création de votre blog « Diane cause musique » qui est une véritable mine d’information pour qui veut comprendre ce monde de la musique.
Oui je vais continuer à écrire quand j’aurais plus de temps car j’ai été nommée au conseil d’administration de la SOCAN au Canada qui est l’équivalent de la SACEM en France, mais je vais continuer à écrire. car il faut mieux dès le démarrage connaître les ficelles. Les rappeurs sont très autonomes déjà par exemple.
Vous avez une grosse équipe autour de vous?
Oui mais ce sont des gens mandatés, ce n’est pas une équipe permanente. Il y a des gens qui sont là depuis longtemps, mais c’est moi la patronne (rires)
Vous allez faire une longue tournée jusqu’à la fin 2020 et qui va passer par la France, la Belgique, le Canada.
On a beaucoup de dates de prévues en effet, on a toujours fait beaucoup de concerts. En plus on a un nouveau site internet pour suivre toutes les dates et une nouvelle équipe de tourneurs au Québec donc c’est plus visible. Mais on a toujours fait une cinquantaine de dates par an. En fait il ne faut jamais s’arrêter avec une communauté de fan qu’il faut sans cesse renouveler.
Vous êtes une véritable chef d’entreprise, vous gérez vos réseaux sociaux aussi.
Oui en effet et je travaille avec un distributeur IDOL qui est formidable. Je suis surtout une artisane.
Le temps vient de s’arrêter, si vous deviez choisir le moment qui a changé votre vie jusqu’à aujourd’hui?
« Si j’étais un homme » est quand même une chanson qui a tout changé pour moi. Le fait qu’elle soit devenue un classique a tout changé, car elle génère des revenus qui font que je suis capable de produire des albums et elle m’a donné une reconnaissance auprès du grand public .
Comment avez-vous vécu cette notoriété car vous étiez très jeune?
La notoriété n’est pas toujours facile à vivre surtout quand on est jeune, car les gens sont très exigeants et te demandent beaucoup. Après ça porte aussi, tu remplis des salles, ça facilite beaucoup. Il y a toujours du bon et du mauvais dans tout.
C’est le moment de partir sur Mars, vous emmenez quel disque avec vous dans l’espace?
Mon prochain album,celui qui n’est pas encore fait et ma guitare. C’est le chemin qui m’intéresse, un seul album je m’ennuierais parce que je n’écoute jamais la même musique, je fais des playlists tous les mois donc finalement j’emmènerais le wifi (rires), sinon ce serait la misère.
Pour finir, racontez nous le moment le plus gênant, marrant ou inattendu de votre carrière?
A l’Olympia, je me suis cassée la gueule, j’étais sur un grand tabouret et il a basculé. J’ai disparu derrière le clavier, les gens ont été saisis, je me suis relevée sous une stand up ovation et je me suis dit que j’allais l’inclure dans le spectacle (rires).