J’ai découvert Vyo grâce à un ami batteur Gabriel Delmas, dont je vous ai déjà parlé au tout début du blog et j’ai tout de suite eu un coup de foudre pour sa voix. Vyo est auteure, compositrice et interprète, originaire de Nice. Elle commence très tôt à chanter et à écrire mais par pudeur, elle met un peu de temps à montrer ses textes. Le chant et l’écriture sont pourtant un exutoire indispensable pour elle. Vyo offre ses textes à d’autres avant de se lancer enfin en solo en 2019. Elle sort ses deux premiers titres « Our Chemistry » et « Speechless » qui laisse entrevoir un bel univers, très glamour, très pop mais la voix de Vyo et ses accents groovy donne une dimension déjà très affirmée. Ses influences musicales vont de Stevie Wonder, Lianne la Havas à Tom Mish avec la touche pop d’une Dua Lipa.
J’ai eu l’occasion de parler longuement avec Vyo et j’ai découvert une jeune femme sensible et enthousiaste qui a su s’entourer d’une équipe solide, ce qui a permis à son projet artistique de trouver rapidement une fluidité évidente. L’humain est au cœur de sa musique, de ses mots comme de cette aventure.
J’ai adoré le groove et la chaleur de sa voix. C’est chill à souhait mais avec une énergie pop et un peu jazzy. J’ai même trouvé qu’il y a avait un petit côté Jamiroquai. Vyo a en tout cas tout pour réussir. Les deux premiers titres ont été très bien reçus sur les plateformes. Le 3ème single « Born to die » est sorti le 6 mai dernier et laisse présager un bel album, très prometteur. Un mélange de sons pop-electro avec des touches funky et de new soul, voici l’univers de Vyo que je vous invite à découvrir sur les plateformes de streaming et sur sa chaîne YouTube en attendant de l’écouter sur scène.
Je vous présente aujourd’hui un jeune ovni que j’ai découvert il y a peu de temps. Snakid est encore tout jeune, 24 ans, mais des rêves plein la tête et un profil plutôt atypique dans le paysage musical français actuel. Chanteur, rappeur et danseur, il se démarque justement par cette approche très complète de son projet artistique.
Issu d’une famille d’artiste, un papa ingénieur du son, chanteur et DJ, et une maman danseuse classique, Snakid a évolué dans un milieu tourné vers les arts avec une prédilection pour la danse dans un premier temps, avant de se lancer dans le chant. Son grand-père lui fait découvrir les films de Fred Astaire, et par la suite ce sont des artistes comme Michael Jackson ou Justin Timberlake qui vont lui donner envie de se lancer. Il se définit lui-même par la danse.
Difficile à classer car il mélange les styles. Adepte des freestyles, il a un groove naturel et surtout un sens de la mise en scène qui se ressent quand il danse mais aussi dans la conception même de son premier album. « Solaire » sorti en 2019 invite à la danse. Les prods ont été réalisées par son ami RED, un beatmaker, DJ et ingé son avec qui il travaille depuis longtemps. Il a eu l’occasion de l’accompagner sur scène ainsi que le producteur, DJ et beatmaker 1000 Faces.
Snakid propose des morceaux de pop urbaine qui font plutôt penser à la mouvance US, avec des sons très chill, des prods assez épurées qui ne s’interdisent pas de chouettes riff de guitare comme sur le morceau « I’m talking to you ». C’est un rap très musical servi par la voix très chaude et sexy de Snakid. Et, point essentiel pour moi, il n’abuse pas de l’auto-tune et ça c’est appréciable. Il y a un vrai univers sur cet album, avec un interlude en démarrage qui révèle cette envie de profiter de la vie et d’aller au bout de ses rêves.
C’est un véritable performer sur scène. Sa release party en mars de l’année dernière a été l’occasion pour lui de montrer sa capacité d’adaptation. Initialement prévue dans la salle de concert de la Cantine Sauvage à Paris, un départ de feu en a empêché l’accès. Mais pas de quoi arrêter Snakid qui a improvisé une scène sur les tables du bar et a pu assurer le show. Et c’est finalement assez révélateur de ce garçon, optimiste, souriant, à l’ambition décontractée mais assurée.
Sa musique et ce qu’il dégage sont bien à l’image de son album: Solaire et je vous invite vraiment à le découvrir. Nous n’avons pas tant d’artistes en France de cette génération qui allient la danse et la musique avec une vraie volonté de proposer un show complet. Un artiste à suivre à tout point de vue dans les mois à venir. Son prochain EP est déjà en cours de réalisation et on ne peut que lui souhaiter d’aller le plus loin possible.
Petit bonheur du jour, quand tu passes dans l’émission de Emilie Mazoyer pour présenter une artiste que tu défends sur le blog depuis quelques temps. J’ai été ravie de pouvoir parler de Vita Schmidt hier soir et de son single « Le doute et le Feu » dans sa version française. En effet, comme je vous le racontais dans mon précédent portrait de cette jeune artiste, Vita a pris le parti de sortir sa chanson dans trois langues, le français, l’anglais et le norvégien.
Au moment de la parution du premier article, son album « Know Someone » n’était pas encore sorti, c’est chose faite depuis le 8 mai et c’est un petit bijou. Sa voix aérienne nous embarque dans un univers de douceur et de nostalgie. Il y a des voix qui caressent et c’est le cas avec celle de Vita. Mais le groove n’est jamais loin et vous attrape par la main sur « What you need ». Les prod sont élégantes et épurées avec de jolies trouvailles, comme sur » But for how long » avec la présence de la flûte de Sarah Watcher.« Number I could call » est très RnB. En réalité tout l’album se balade avec une fluidité parfaite entre la soul, le RnB, mais aussi le jazz avec une belle modernité et des sons parfois surprenants comme sur « Phil » complètement arrangé par le pianiste Matthieu Naulleau, morceau presque expérimental musicalement je trouve, mais totalement original.
Il y a de la recherche dans cette album. Une véritable aventure humaine aussi avec en plus de Sarah et de Matthieu, Damien Sarret, à la guitare, Julien Moril à la basse et Johann Feuerstoss à la batterie. Il y a d’ailleurs un vrai beau travail de percussions qui donne à certains morceaux un côté presque « world music » comme sur « Behind« . Sans oublier l’équipe du label Complice Music qui accompagne Vita sur ce joli chemin avec beaucoup de passion et d’enthousiasme.
Une album d’une belle maturité artistiquement parlant et ce n’est pas si commun pour un premier opus. Vita a un vrai talent d’auteure-compositrice et d’interprétation. Bien entourée comme elle, je ne doute pas qu’elle ira loin.
En attendant de la retrouver sur les scènes de France et sans doute aussi d’ailleurs, pour défendre « Know Someone », vous pourrez toujours l’écouter pour un concert en streaming au « Charlie et sa bière » un bar parisien qui d’ordinaire propose des concerts, mais en raison du confinement, ils ont décidé comme beaucoup de se lancer dans le live sur YouTube. Vita fera donc partie de cette initiative le 14 juin à 19H pour un set et une interview avec son guitariste et son percussionniste.
Je vous pose le podcast de l’émission Musique ici ( cliquez sur l’image). Mon intervention est à la 39ème minutes, mais toute la programmation de l’émission est top. Ensuite hop, vous filez écouter Vita Schmidt sur les plateformes parce qu’encore une fois, les artistes ont besoin de vous et de vos oreilles 😉
Il y a quelques mois, j’ai découvert le trio Photøgraph via Groover. J’ai adoré l’atmosphère années 80 de leur musique, mais dans ce qu’elles ont de meilleures. Les synthés et le dosage équilibré entre électro et pop m’ont séduit tout de suite. Du coup, je les avais mis dans ma playlist. Et puis entre temps, j’ai reçu d’autres morceaux d’eux et à chaque fois, je trouvais ça drôlement sympa. Alors, cette fois-ci, pas question de passer à côté de ces trois garçons. La curiosité l’a emporté. Rendez-vous fut pris avec Jon Sayer, le chanteur, franco-anglais, ce qui explique cela. Car le look de ces trois musiciens est très anglais, voir avec un petit côté Oasis, dans le style jogging, mais pas n’importe quel jogging. Mais reprenons depuis le début.
Voici donc Jon au chant, claviers et guitares, Romain Simard qui sévit à la MAO et aux claviers et enfin Etienne de Bortoli à la batterie et aux percussions. Ils se rencontrent à 13 ans, ados qui tuent le temps entre le sport et la musique. Ils ont grandi ensemble et à maintenant trente ans, Photøgraph est le résultat de toutes ces années à écumer les salles de concerts, à écouter beaucoup, beaucoup de musique, à se forger une identité et c’est très certainement l’essence même de la pérennité de ce trio. Car il n’y a pas tant de groupes qui ont commencé aussi jeunes à faire de la musique ensemble dans une cave et qui concrétisent leur envie d’en faire son métier. Il faut de l’acharnement, de la passion et une véritable cohésion.
La musique, ils l’apprennent en autodidacte en partie, au conservatoire aussi et dans les écoles de musique. Jon commence à 7 ans, guitare, piano, voix, il écoute les disques de rock et de pop anglaise de son père, passant des Beatles, au Pink Floyd, de Metronomy à David Bowie. Il apprend plus tard aussi le violoncelle, compose, arrange. Il ne cesse jamais de se former. Romain apprend la guitare tout seul, fait l’école Atla et se passionne pour les musiques électroniques, maîtrisant désormais tous ces petits logiciels qui font des merveilles dans la production musicale actuelle. Il s’est beaucoup nourri de Radiohead, Justice, Siriusmo. Enfin, Etienne se forme au conservatoire à la trompette, avant d’apprendre la batterie en autodidacte, fortement inspiré par les rythmes de John Bonham, le batteur de Led Zeppelin. Il part presque un an au Brésil, profitant de ce temps pour s’imprégner des ambiances de carnaval et des musiques latines. Il développe ainsi un jeu plus varié, plus sensible derrière ses fûts. Il complète sa panoplie, ensuite avec l’utilisation des samples de drum électronique.
C’est fort de toutes ces expériences, qu’ils créent Photøgraph en 2013. Ils sortent un premier EP en 2016 qui leur permet de faire une tournée d’une cinquantaine de dates. Le deuxième opus sort en 2019 « Big Day », composé de 5 titres, à l’identité british complètement assumée. Un mix entre l’utilisation des synthétiseurs qui nous embarque dans une pop dansante et sophistiquée et une musique plus organique.Et puis d’un coup, les guitares débarquent donnant à l’ensemble un côté rock qui vient secouer le tout. Il y a aussi un côté quasi-spatial, nostalgique avec des envolées lyriques dans les chœurs, qui donnent à Photøgraph ce son atypique. Ajoutez à cela, un flow qui vient flirter avec le hip-hop et vous avez une idée de ce que ces garçons peuvent proposer.
Personnellement, j’adore être surprise sur un même morceau, mais qu’on puisse retomber sur ses pieds à la fin. A ce titre « Diamond safety box » est assez représentatif de ce métissage d’influences. J’ai, en plus, beaucoup aimé, l’esthétique de leurs derniers clips, simple et efficace.
« Big Day » nous parle d’amour, de nostalgie et de violence et cet EP a embarqué Photøgraph dans une tournée d’une cinquantaine de dates déjà, car c’est sur scène qu’ils aiment être. Ils sont d’ailleurs en manque, comme beaucoup d’artistes en ce moment et ont réalisé quelques vidéos pendant le confinement que je vous invite à aller regarder sur leur chaîne YouTube.
Photøgraph travaille déjà sur le prochain album et ont déjà enregistré 9 titres. Ils aiment d’ailleurs travailler en équipe. Une tournée en France de 11 dates, prévue a malheureusement été annulée en raison du Covid, Ils envisagent une tournée en Suisse fin septembre, si les conditions le permettent naturellement. En attendant, allez découvrir ce groupe, fan d’électro pop rock, vous ne le regretterez pas.
Hello les amis, j’espère que vous allez toujours bien ainsi que vos familles et proches. On continue à s’évader en musique avec cette nouvelle playlist, qui comme d’habitude va s’enrichir au fil du mois. Vous y retrouverez du rap, mais aussi de l’électro, de la pop, du rock et de la chanson française. De très belles découvertes encore ce mois-ci et pour les artistes émergents, je vous invite vraiment à aller faire un tour sur le compte Instagram de Bands Camp, dont je vous parlerais en détails très prochainement sur le blog, car c’est une mine d’info pour tous les artistes.
J’espère que cette playlist vous plaira, et si c’est le cas n’hésitez pas à vous y abonner, ainsi que sur ce blog et sur ma page Facebook. Les commentaires sur les articles sont les bienvenus pour échanger et papoter ensemble sur vos artistes préférés 🙂