• Looking for Amy…

    Aujourd’hui je vais vous raconter l’histoire d’Amy Prajoux, une jeune femme talentueuse que j’ai d’abord découverte au travers des réseaux sociaux avant de la rencontrer dans la vraie vie, il y a quelques semaines à l’occasion de la Bag Show. Amy fait partie de ces personnes qui vous embarque dans leur univers, aussi naturellement qu’elle vous sourit quand elle vous rencontre. Elle est vraie et généreuse et cela se sent autant dans sa musique, que dans sa façon de vous parler et de vous emmener en voyage avec elle. 

    Pourquoi ce titre pour ce portrait ? Tout simplement parce qu’Amy est une femme dont la personnalité se dévoile au travers de toutes ses passions et elles sont nombreuses et il faut de l’énergie pour la suivre dans ses aventures. Mais ce qui la caractérise c’est que c’est une battante qui ne renonce jamais à ses rêves, et je trouve cela formidable.

    De l’art de passer par la fenêtre quand on ferme la porte

    Musicienne, Amy l’est assurément et la batterie est son instrument à n’en pas douter, malgré le souhait vers 5 ans de faire de la guitare électrique. Mais son prof, insiste pour  qu’elle fasse de la guitare sèche, elle en fera pendant 3 ans avant de se diriger  vers les percussions classiques à 9 ans. Mais là encore lorsqu’elle émet le désir de faire de la batterie, elle essuie un nouveau refus de son professeur, arguant que finalement, la batterie n’est pas pour les filles. Un discours qu’elle entendra souvent pendant ses années de formation et qui aura pour résultat de freiner sa confiance en elle.

    Mais qu’à cela ne tienne, elle apprendra la batterie toute seule, du haut de ses 10 ans et en 2015 elle se lance à fond dans la pratique de cet instrument.  Amy fait déjà preuve d’un sacré tempérament à cet âge et sait déjà qu’elle n’acceptera ni contrainte, ni limite à ses rêves.

    Se battre à tout prix

    Mais la vie est parfois un peu cabossée et Amy doit faire face à un accident qui abîme sérieusement sa cheville droite au point qu’elle risque de ne plus pouvoir pratiquer la batterie. C’est le déclic qui lui fait réaliser que sa vie sans musique ni ses fûts serait un non-sens absolu.

    Commence alors pour Amy, une bataille de plusieurs longs mois pour guérir et suivre le chemin qu’elle a désormais choisi. Mais si on ne sort jamais indemne de ce genre d’expérience, autant dans sa chair que dans sa tête, cela va permettre à Amy de découvrir ce qu’elle veut vraiment, de repousser ses limites et de trouver en elle une force de vie incroyable. 

    Elle décide en 2014 de partir en Australie, l’occasion pour elle de travailler sur son manque de confiance en elle et surtout  de se lancer à 300 % dans la pratique de la batterie.

    Keep smashin !!!

    On ne dira jamais assez à quel point les rencontres et certaines situations peuvent être décisives dans la vie et changer le cours de nos parcours. Amy assiste à une masterclass de  Brian Frasier-Moore, le batteur de Justin Timberlake et Madonna et alors qu’elle aurait dû jouer avec lui, la peur de se produire en public la paralyse et la fait renoncer. S’ensuit une discussion avec le célèbre batteur qui lui écrit un petit mot qu’elle garde toujours précieusement avec elle, encore maintenant. Dans le cas d’Amy, la peur a finalement été un véritable déclencheur. Elle s’est alors promis de ne plus jamais craindre de jouer devant les autres. 

    Ses rencontres avec Emmanuelle Caplette, batteuse canadienne reconnue,  mais aussi Dom Famularo, batteur américain passionné par la transmission et l’enseignement vont accompagner aussi la réflexion d’Amy sur sa vision du métier. Comme Brian Frasier-Moore, Famularo prône une vision très à l’américaine de ce qu’est l’entertainement, et surtout l’ idée qu’industrie musicale,  business et art n’ont rien d’antinomique bien au contraire. Les américains ont cette décomplexion vis à vis de la musique et finalement de la réussite qui est, à mon sens bien plus simple et saine. Mais bon c’est mon humble avis et je ne connais pas tous les ressorts de cette industrie. En tout cas, cela a donné des ailes à Amy et c’est le principal puisque depuis, elle n’a eu de cesse de vouloir partager ses expériences de batteuse. 

    All around the world

    Ce qui la différencie aussi de ses petits camarades est qu’Amy est une batteuse-globe trotteuse, qui sillonne la planète, à la rencontre des gens pour élargir ses horizons qu’ils soient musicaux ou personnels quand elle part en Australie, aux Etats-Unis ou au Canada . Elle vadrouille pour s’enrichir, s’échapper peut-être, mais elle avance toujours, le sourire aux lèvres et ses baguettes à la main.

    C’est d’ailleurs ainsi que nos routes se sont croisées puisque je suivais ses aventures sur Facebook lors de son dernier voyage en Australie. Elle filmait régulièrement en live ses balades. 

    Quand la musique rime avec partage

    Du coup, la transition est assez facile et m’amène à vous parler du concept Golden Spiral of Success qu’elle a créé afin de proposer aux batteuses et batteurs une expérience unique au sein du 360°Experience Drum Camp. Depuis l’année dernière, Amy vous propose de passer 3 jours dans un cadre préservé pour pratiquer la batterie de façon intensive avec des profs de haut vol tout en abordant le développement personnel et le développement professionnel. Car pour Amy, un bon batteur doit acquérir ses 3 piliers pour s’épanouir et donc réussir. Je vous mets le lien car il reste encore quelques places pour la 2ème édition qui se tiendra du 5 au 8 juillet 2019.  Les intervenants sont encore cette année à la mesure de l’événement puisque 2 grands batteurs et une immense batteuse seront présents pour dispenser leurs conseils, et partager leur expérience avec les participants du Drum Camp : Anika NillesFranck Agulhon et  JB Perraudin,

    On the road

    Avec toutes ses occupations, Amy a quand même le temps de pratiquer elle-même son instrument et depuis son retour d’Australie en octobre dernier, elle a intégré un groupe de punk rock celtique, 100% féminin, les TOXICS FROGS dont je vous parlerai très vite dans une interview car ces filles méritent le détour.

    Elle joue aussi avec d’autres groupes comme les Gipsy Eventsun groupe de musique gitane et aussi au sein de l’Orchestre symphonique de Lyon

     Autant dire que 2019 va être haute en couleur pour Amy et on ne peut que lui souhaiter le meilleur pour la suite.

    Retrouvez Amy Prajoux sur ses réseaux sociaux

  • BPM un duo Locking & Drums explosif!

    Aujourd’hui, je vous présente deux artistes, Julia Ortola et Adrien Al-Aiedy pour qui j’ai une affection particulière. Tout d’abord parce qu’ils sont talentueux tous les deux dans leurs domaines respectifs et parce que dans le cas d’Adrien, il est indirectement à l’origine de ce blog.

    Mais avant de vous raconter ça, je vais vous présenter ce joli duo qui allie originalité, créativité et surtout explosivité et que j’ai eu la chance de découvrir en juin 2017 sur la scène du Freaky Art Show, un événement qui a lieu plusieurs fois dans l’année et qui met à l’honneur les arts vivants sous toutes leurs formes donnant lieu à un show époustouflant de créativité qu’il faut voir au moins une fois dans sa vie.

    Mais d’abord qui se cache derrière ce duo?

    Julia Ortola, de son nom de scène Funky-J est une chorégraphe et danseuse spécialisée dans l’art du Locking, cette danse venue des Etats-Unis et plus particulièrement de Los Angeles, inventée par le danseur Don Campbell dans les années 70, qui consiste à verrouiller des mouvements, enfin pour faire simple parce que cette danse est très technique.

    Julia l’a choisi à l’âge de 15 ans et n’a plus cessé depuis de se perfectionner, multipliant les voyages aux Etats-Unis pour en apprendre les origines, se former auprès des pionniers du genre mais aussi d’obtenir des diplômes prestigieux comme celui de Juste Debout School, la meilleure école de street dance.

    La demoiselle est aussi pleine de rêves et d’ambitions et repousse toujours plus loin ses limites, relevant des challenges en participant à des battles dans le monde entier, comme le WDC ( World Dance Council) en 2017. Elle est l’unique femme à ce jour à avoir remporté le titre Juste Debout!

    Elle est aussi l’instigatrice en 2015 du premier Locking Camp en France: Lock is not a Joke qui propose tous les ans de réunir les meilleurs profs de locking du monde pour tous les amoureux de cette danse, avec des cours intensifs, des conférences, des battles pendant une semaine. Pour plus d’info, je vous ai mis le lien au dessus.

    Bref, vous l’aurez compris, la belle Julia n’est pas en manque d’inspiration quand il s’agit de danser et surtout de partager son art avec les autres car la transmission fait partie de son ADN. Il ne manquait finalement à ce parcours que la création de son propre spectacle qui a pris la forme d’un duo avec Adrien Al-Aiedy que certains connaissent sous le nom d’Adrien Drums sur YouTube

    Adrien Drums est un batteur dont le papa n’est autre que Fawzy Al-Aiedy, un des précurseur de la world music. Il suit d’abord un parcours classique d’apprentissage du piano et de la batterie en conservatoire, mais le format ne lui convient pas et il décide d’apprendre par lui même en formant son oreille à différents styles de musique.

    En 2012 il profite des opportunités créatives et de communications proposées par YouTube pour créer sa propre chaîne. Mais là ou certains batteurs se sont contentés de se filmer en train de jouer, Adrien écrit de véritables petits scénarios autours de ses drums covers. Il parvient à créer le buzz, notamment avec sa vidéo désormais célèbre du joker en pleine explosion du phénomène Suicide Squad et atteint les 7.8 millions de vues!

    Son inventivité le fait remarquer par les grandes marques de batterie, comme Roland  entre autres. Mais comme Adrien est du genre bosseur et sûrement pas  à se reposer sur ses lauriers, il multiplie les collaborations avec de nombreux artistes.

    L’idée du duo BPM avec Julia est donc le résultat de cette envie de sortir des sentiers battus et de faire se rencontrer deux mondes, celui de la danse et celui de la batterie autour du rythme.

    Le rythme au cœur du duo BPM

    La danse et la batterie ou les percussions au sens large ont déjà eu l’occasion de se croiser et de donner lieu à des prestations incroyables, comme celle de Gregory Hines lors d’une soirée hommage à Sammy Davis Jr qui m’avait à l’époque époustouflée.

    Le spectacle crée par Adrien et Julia parle du rythme, propre à ces deux arts, mais au sens premier, celui de la respiration primale, celui du cœur qui bat tout simplement. Julia, avec le locking, danse rythmée par essence, exprime les sensations ressenties au travers des pulsations de la batterie. Chacun se répondant, se parlant et entamant ensemble un dialogue que chacun d’entre nous peut comprendre parce qu’universel.

    Au final, Adrien et Julia suivent leurs propres rythmes car leurs histoires sont différentes mais leur spectacle nous montre que parfois les rythmes s’accordent pendant un temps, s’unissent autour d’une même idée avant de poursuivre leurs routes… rien d’autre que la vie finalement et c’est ce qui rend l’idée de cette démonstration belle et forte.

    Pour les voir sur scène très bientôt ce sera au Festival de danse Kalypso

    bpm 1er dec 2018

    L’ANECDOTE

    Parler d’Adrien Al-Aiedy c’est aussi raconter ma découverte du monde de la batterie et par l’effet des vases communicants arriver à la création de ce blog. Je ne vous apprends rien en vous disant que la vie est faite de rencontres et que parfois celles-ci nous mènent dans des directions inattendues.

    j’ai découvert Adrien par hasard grâce à mes enfants sur YouTube en 2016 quand il a mis en ligne sa drum cover sur la célèbre chanson de Twenty One Pilots: Heathens.

    J’ai trouvé le concept vraiment sympa et original et le garçon pour le moins charismatique. Allez savoir pourquoi ce jour là, j’ai décidé de le féliciter et de lui mettre un petit mot sur Instagram et allez savoir pourquoi il m’a répondu, créant une sorte d’hystérie collective dans la maison. Forcément un YouTubeur qui te répond ça fait des vagues chez les ados. Bref, Adrien étant un garçon fort sympathique, nous avons tissé des liens et il m’a parlé d’événements de batterie pouvant intéresser ma fille Chiara, qui démarrait justement l’instrument en question. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés au Wikidrummers Festival puis à la Bag Show etc et que nous avons rencontré grâce à lui une belle famille de musiciens, ouverts et surtout super accueillants et voilà donc pourquoi à peine 3 ans après me voilà en train de lancer un blog pour justement parler de tous ces jeunes artistes qui nous ont si gentiment ouvert la porte de leur monde.

    En attendant, allez découvrir Julia et Adrien sur leurs réseaux sociaux respectifs et je vous mets un extrait de leur spectacle 😉

     

  • L’INTERVIEW D’ANTOINE GARREL

    1ère interview sur Fred’s Backstages et pas avec n’importe qui, puisque Antoine Garrel, batteur/DJ et performer de talent,  a eu la gentillesse de me faire confiance et de répondre à mes questions pour nous raconter son parcours, ses projets et nous annoncer en exclusivité toutes les dates de sa tournée jusqu’en 2019. 

    SHOWS 2018-2019

    Un garçon à suivre de très près car si vous êtes fan de batterie, de percus et d’électro, vous ne pouvez pas passer à côté d’Antoine et de son énergie débordante 😉 Et si vous n’avez pas encore découvert son PORTRAIT c’est par ici  ⇒ Antoine Garrel, un musicien Tri-dimensionnel

    Allez hop c’est parti pour l’interview backstage!

    Tu es encore un petit bout et on te demande quel instrument tu rêverais de jouer, tu choisis lequel et pourquoi ?

    La batterie, sans hésiter ! (Rires) J’ai toujours trouvé cet instrument intéressant et captivant à regarder, il y a un côté très visuel et imposant… La batterie, et les percussions, attirent souvent les jeunes car le rythme est universel, et peut à mon avis être ressenti dès le plus jeune âge ! Si c’était à refaire et que je devais choisir un autre instrument, je me suis toujours dit que ce serait le piano, car on peut vraiment tout jouer avec cet instrument !

    Est-ce que c’est toujours ton instrument de prédilection aujourd’hui ?

    Il semblerait que oui ! (Rires) La batterie, et la musique au sens large, m’accompagnent dans ma vie au quotidien depuis tout petit, et cette passion ne m’a jamais lâché ! Elle n’a d’ailleurs fait que grandir au fil des années…

    La musique, tu l’as apprise plutôt en école de musique, conservatoire, en autodidacte, en regardant des vidéos sur YouTube ?

    Je considère mon parcours comme hybride, dans le sens où j’ai tout de même débuté à l’âge de 8 ans avec des cours dans l’école de musique de ma ville d’enfance. Mais en parallèle de ces cours, essentiels pour apprendre les fondamentaux, j’ai toujours cherché à jouer en groupe, à me filmer, à regarder des vidéos, à me rendre à des masters class… Cela fait quelques années que j’ai arrêté les cours pour développer d’autres aspects liés au métier de musicien (mon oreille musicale, le marketing, la réalisation de clips…), j’espère pouvoir me dégager du temps pour en reprendre à l’avenir. Je pense que le processus d’apprentissage (dans la musique comme dans d’autres disciplines) ne prend jamais vraiment fin. C’est primordial de se remettre constamment en question dans ce milieu et de ne pas rester sur ses acquis.

    Joues-tu de plusieurs instruments ?

    Je ne me considère pas comme étant multi-instrumentiste, mon domaine de prédilection étant la batterie. Je m’intéresse en revanche fortement aux autres percussions ainsi qu’à tous les logiciels de MAO permettant de créer ses propres morceaux, intros de shows, ou ambiances musicales pour des clips vidéo.

    Je suis justement ton instrument préféré, où as-tu envie de jouer avec moi ?

    Dans un vaisseau spatial en direct du cosmos !

    A quel âge la musique est passée du concept « loisirs » à « carrière possible » ?

    Pour être honnête, j’ai toujours avancé au fil des années en me disant qu’un jour, la musique pourrait devenir pour moi bien plus qu’une passion. Je me souviens de ma première expérience de groupe au collège et je pense avoir déjà à l’époque eu envie de faire les choses le plus sérieusement possible. C’est d’ailleurs durant cette période-là que je me suis mis sur Facebook, après avoir été convaincu par mes potes musiciens d’utiliser ce réseau social pour organiser nos répétitions plus facilement (rires). Il se trouve que j’ai rapidement pris goût aux réseaux sociaux en commençant à gérer la com de ce groupe. Je trouvais ça dingue à l’époque de poster quelques photos prises par nos amis ou nos parents lors de nos premiers concerts et de voir les likes et commentaires en retour… Quel que soit le projet dans lequel j’ai pu être impliqué depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours cherché à m’investir dans une dynamique professionnelle.

    Dans ton école de musique idéale il y a quoi ?

    J’imagine une pièce avec plein de batteries différentes et des distributeurs d’accessoires remplis de baguettes…

    Dans ta loge idéale, on trouve quoi ?

    Des sushis, des Kinder Bueno et du tiramisu… pas très équilibré comme catering ! (Rires)

    Sur ta scène idéale, on trouve qui ?

    La chanteuse Christina Grimmie, révélée lors de la saison 6 de The Voice aux Etats Unis que je trouve incroyable. Une artiste malheureusement partie beaucoup trop tôt et de manière tellement tragique… Ensuite, Simon Tellier à la batterie, un jeune batteur français qui travaille surtout en Angleterre et qui, au-delà de la batterie a une vision vraiment globale de la musique que je respecte énormément. A la basse, Marcus Miller, qui a bercé mon enfance et que j’ai eu l’occasion de voir sur scène, un artiste exceptionnel.

    Raconte-nous-en quelques mots ton parcours artistique qui est assez atypique car finalement c’est un mix entre celui de musicien, de journaliste et de performeur avec un concept électro et visuel atypique ?

    C’est vrai que mon parcours artistique m’a amené à réaliser des projets assez variés en portant différentes casquettes. Mais chaque projet a toujours eu comme fil conducteur la musique. J’ai tout d’abord commencé la batterie de manière classique on va dire, comme tout jeune batteur qui commence du haut de ses 8 ans. Rapidement, avec les réseaux sociaux et ma découverte de YouTube, j’ai eu envie de me filmer pour partager mes reprises avec mes amis sur Facebook. Cet intérêt pour la vidéo m’a amené à réaliser des clips pour d’autres personnes, comme par exemple le clip « La Baguetterie Paris – Visite Guidée » que j’ai réalisé en collaboration avec Thierry Lalite.

    En plus de la vidéo, j’ai également eu envie de me mettre au journalisme assez vite. Ma toute première interview a été celle du percussionniste de Tryo, Daniel Bravo. Une rencontre dont je me souviendrais toute ma vie car Danielito est d’une très grande gentillesse. Je réalisais à cette époque mes interviews en les publiant sur mon site web. C’est par la suite que j’ai rencontré Sébastien Benoits, Réacteur en Chef de Batterie Magazine, qui m’a proposé d’intégrer l’équipe du magazine. Une collaboration qui me tient particulièrement à cœur depuis 2014.

    J’ai également pris beaucoup de plaisir à développer une facette plus pédagogique il y a quelques années, en animant des ateliers « découverte de la batterie et des percussions corporelles » à destination d’un public jeune.

    J’ai également donné des masters class dans des écoles de batterie et médiathèques sur le thème de la batterie électronique.  Depuis quelques années, c’est dans le milieu des musiques électroniques que j’ai choisi de m’aventurer, car ayant eu un véritable coup de foudre pour ces styles de musique. C’est de là qu’est née mon envie de créer un kit hybride électronique et acoustique, avec des platines pour mixer.

    Vu ton parcours qui a finalement démarré assez jeune, tu es presque aussi entrepreneur qu’artiste. Quelle casquette te convient le mieux ?

    IMG_1760Je pense que les deux casquettes me correspondent bien ! Ayant commencé la musique jeune et comme j’ai toujours adoré m’occuper de la communication de mes projets, d’autres facettes du « business » sont tout naturellement arrivées par la suite : le démarchage, la gestion d’une date d’un point de vue logistique, les relations avec mes sponsors…

    Dans un monde où beaucoup d’artistes se lancent dans l’autoproduction et le management à 360°, je suis persuadé qu’être musicien à l’heure actuelle se suffit plus. Il faut absolument développer d’autres facettes du métier.

    Quels sont tes projets demain et après-demain ?

    Je travaille depuis près d’un an sur mon propre concept de performance live Percussions DJ. Je parle bel et bien de performance puisque ce show a été pensé autant pour les sonorités que pour l’aspect visuel du kit que je joue !

    L’originalité de mon set up, en plus de jouer debout, est d’avoir réfléchi à un kit unique alliant des percussions électroniques et acoustiques, des éclairages LED intégrés, et des platines pour mixer… Ce concept est donc aujourd’hui mon principal projet, et je compte bien continuer de le développer dans les mois à venir !

    Kit

    Y a-t-il des artistes avec lesquels tu rêves de jouer ou avec qui tu as déjà eu la chance de jouer ?

    Il y a des artistes dont je rêverais faire la première partie, ou encore de partager un moment sur scène. Sur la scène électro française, j’adore les lives proposés par des artistes comme Mome, Petit Biscuit, FKJ, Fakear, Feder, Adrien Toma et Mosimann. Ces artistes sont tous d’excellents producteurs, et arrivent aussi à amener une dimension live à leurs morceaux avec des instruments sur scène.

    Quel conseil donnerais-tu à un jeune musicien qui souhaite en faire son métier ?

    Je lui conseillerais tout d’abord de vivre sa passion à 300%. Avant de prendre conscience que la musique peut devenir un réel job, il faut à mon avis passer par différentes expériences et surtout… jouer. Il ne faut pas avoir peur de se louper, même en direct, car on apprend beaucoup de ses erreurs. Le plus important pour moi est également de suivre son instinct et d’essayer de s’entourer des bonnes personnes.

    Le temps vient de s’arrêter, tu peux choisir le moment qui a changé ta vie jusqu’à aujourd’hui ?

    Cela peut paraître anecdotique mais je me souviendrais toujours de ma première batterie, amenée sous le sapin au moment de Noël… Mes parents avaient trouvé un prétexte pour que je sois absent de la maison, quelques jours avant Noël, pendant que la batterie était en train d’être livrée et installée chez moi ! Je ne m’y attendais vraiment pas à l’époque, la surprise avait bien été gardée jusqu’au bout… Je voyais cet instrument flambant neuf au fond de ma chambre, les baguettes encore intactes. Je m’imaginais déjà en train de jouer pendant des heures dessus. Et c’est ce qui arriva par la suite ! (Rires)

    C’est le moment de partir sur Mars, tu emmènes quel disque avec toi dans l’espace ?

    La Fête est Finie d’Orelsan. C’est mon grand coup de cœur de 2018, je connais l’album par cœur, les instrus et les textes sont vraiment géniaux. La tournée de cet album est, elle aussi, excellente, avec Manu Dyens à la batterie, qui a d’ailleurs lui aussi un kit très atypique !

    Pour finir, raconte-nous le moment le plus gênant, marrant ou inattendu de ta carrière ?

    Le moment le plus inattendu est d’avoir parcouru le Clos Lucé, en compagnie du maître des lieux, Léonard de Vinci. Ce dernier m’a accompagné jusqu’à ma batterie pour me tendre mes baguettes sorties de son parchemin… Je vous invite à découvrir mon court métrage musico-historique “Dream of Drums” sur YouTube pour comprendre ce dont je parle….

    Le mot de la fin d’Antoine

    Pour finir, je voudrais profiter de cette interview pour remercier mes sponsors et partenaires avec qui j’ai le plaisir de collaborer depuis plusieurs années déjà : La Baguetterie, ProORCA, Cympad, StageWorks et StyleDrum !

    Un grand merci à toi Antoine!

    IMG_1909ANTOINE GARREL - BOOKING

  • ANTOINE GARREL: UN MUSICIEN TRI DIMENSIONNEL

    Vous allez me dire que le titre de ce portrait est un peu spatial, mais quand vous découvrirez Antoine Garrel, vous comprendrez mieux pourquoi je parle de tri-dimension le concernant pour ne pas dire ovni.

    Antoine est un jeune musicien complètement dans son temps que j’ai eu la chance de rencontrer à la Bag Show 2018 , qui fait partie de la génération des Millenials et qui l’assume pleinement et vous allez voir pourquoi.

    Antoine découvre la batterie à l’âge de 8 ans et c’est un coup de foudre qui va vite faire trembler les murs de chez ses parents.

    Il prend donc des cours à l’école de musique de sa ville, crée un groupe à l’âge de 14 ans avec des copains et très vite fait ses premiers pas sur scène, découvrant du même coup les coulisses.

    ♦♦♦

    Comme il n’a pas vraiment froid aux yeux, il va à la rencontre des batteurs qu’il voit sur scène en concert et leur propose des interviews qu’il publie ensuite sur son site internet. Son intérêt pour le journalisme pointe déjà le bout de son nez.

    Il continue en parallèle à développer son oreille musicale en regardant aussi des vidéos et surtout, Antoine écoute tout ce qui se fait dans l’industrie musicale. Il comprend surtout très vite la force des réseaux sociaux et le champ des possibles qu’ils ouvrent.

    Il participe à des concours de batterie, histoire de se faire connaître et de se confronter aux autres et décide de créer sa propre chaîne YouTube.

    Qui dit YouTube dit vidéo mais Antoine a envie d’aller au-delà et d’insérer sa passion dans un cadre plus large, ou sinon différent.  Il s’intéresse du coup à la façon dont il pourrait mettre en scène sa batterie et il a l’idée de monter des clips dans des lieux insolites, sur un terrain de foot, ou sur un cours de tennis.

    Il tourne même un clip dans le parc du Clos Lucé à Amboise « Dream of Drums » autour de sa rencontre rêvée avec Léonard de Vinci. Je vous avais dit que ce garçon était surprenant. Le clip est un succès et il a la chance de le voir projeté en ouverture de la Bag Show à Paris en 2014 et remporte même le prix du public au festival « Coupez court ». Il n’a alors que 17 ans !

    ♦♦♦

    Il collabore un temps avec le groupe rock Cruskin qui lui permet de participer au Printemps de Bourges.

    Depuis, il a développé son activité de journaliste en intégrant l’équipe de Batterie Magazine.

    Et comme Antoine est plutôt du genre 2000 volts avec une grande créativité et une envie de monter des projets toujours plus innovants, il a créé un show live percussions unique en son genre, puisqu’il joue des percus et mixe debout au milieu du public, le plus souvent dans des boîtes de nuit mais aussi dans des lieux aussi surprenants qu’une patinoire.

    C’est surprenant, énergique, inventif et nouveau ! je vous laisse découvrir ce show en video

    Vous l’aurez compris, Antoine a besoin d’espace et ne se donne aucune limite pour développer ses idées artistiques ce qui en fait un musicien assez atypique en France.

    A seulement 21 ans, Antoine Garrel a déjà une carrière riche et qui va continuer à nous étonner dans les années à venir. Un garçon à suivre de près et qui en plus d’être doué est adorable et d’une curiosité sans borne pour les autres.

    Je vous l’ai dit c’est un artiste tri dimensionnel —

    Batteur-DJ-Journaliste mais on pourrait ajouter entrepreneur finalement 😉

    Retrouvez-le sur les réseaux sociaux et en live

    Je vous laisse découvrir Antoine avec ses mots au travers de l’interview qu’il a accepté de m’accorder par ici 

    INTERVIEW

    https_www.instagram.comrosaway_music (2)

  • ROSAWAY  Portrait du nouveau Duo Electro-Pop-Jazz

    Rosaway fait partie des découvertes que l’on fait au hasard de rencontres et qui vous attrape tranquillement par la main pour vous emmener dans leur univers.

    La première fois que j’ai entendu parler de Rosaway, c’est par ma fille Chiara qui a eu la chance de les entendre au Supersonic il y a quelques mois.

    Elle avait été impressionnée par ce duo surprenant composé de Rachel Ombredane, flûtiste virtuose à la voix chaude et aux accents lyriques et de Stéphane Avellaneda, batteur de talent et pas n’importe lequel puisqu’il est considéré depuis 2015 comme l’un des 5 meilleurs batteurs au monde dans la catégorie Blues.

    Du coup, comme je suis très curieuse, j’ai commencé à les suivre et à écouter ce qu’ils proposaient.

    Je ne crois pas avoir déjà entendu un duo aussi atypique. Il est rare que flûte et batterie se croisent en dehors des grands orchestres classiques ou de jazz, et certainement pas dans un projet artistique uniquement fondé sur eux et surtout qui va se promener plutôt du côté de l’électro pop, mais pas seulement, car on y retrouve des sonorités très ethniques avec le travail de percussions de Stéphane.

    Rosaway c’est avant tout un son qui va surprendre vos oreilles parce qu’il est le fruit de deux parcours d’artistes de très haut vol et que son identité est déjà très forte. Ce qui n’est pas forcément toujours le cas des nouveaux groupes.

    Rachel Ombredane a une formation musicale classique, diplômée du Pôle d’Enseignement Supérieur de Lille, licenciée en musicologie à la Sorbonne, auquel elle ajoute un master 1, son cv est impressionnant et elle a su en parallèle se frotter à d’autres styles en collaborant avec des artistes Hip Hop mais aussi issus de la world music comme The Kayal Groove.  En plus de sa maîtrise de la flûte traversière, Rachel a suivi des cours de chant lyrique ce qui lui a permis en tant que choriste de travailler avec Ed Sheeran entre autres.

    Elle est donc la parfaite représentation de cette génération de jeunes artistes qui savent d’instinct utiliser leurs compétences acquises au prix de longues années de travail pour explorer de nouveaux territoires et qui finalement refusent de s’enfermer dans un style en particulier. Ce sont des artistes que je qualifierais d’artistes-fusion.

    Stéphane Avellaneda en est aussi une parfaite illustration. Batteur, formé au conservatoire au sein duquel il découvre aussi les percussions classiques et le vibraphone, il va très vite enrichir sa formation auprès de batteurs de blues, de rock et de jazz en intégrant des groupes et en sillonnant les routes. Il croise la route de Ana Popovic, une des plus talentueuse guitariste au monde et devient son batteur officiel en 2009.

    Fort de ces expériences, Rachel et Stéphane ont donc crée Rosaway, qui est le résultat de leurs aventures musicales individuelles et désormais collectives.

    La voix chaude, teintée de lyrisme de Rachel combinée aux sonorités douces et envoûtantes de sa flûte est portée par les rythmes maîtrisés et précis de Stéphane. Le tout donne envie de danser et de se laisser porter par leur groove si particulier.

    Pour ma part, en tout cas, je trouve qu’il apporte une fraîcheur indiscutable à la nouvelle scène française et je vous invite à venir les découvrir sur scène, mais aussi au travers de leurs réseaux sociaux.

    Retrouvez la semaine prochaine l’interview qu’ils ont accepté de me donner et on se retrouve

    Vendredi 9 novembre en live au Supersonic.

     

    En attendant, vous pouvez les soutenir dans la réalisation de leur prochain EP qui sortira le 15 février 2019 en participant à leur campagne de crowdfunding dont je vous mets le lien ci-dessous, car aujourd’hui la majorité des artistes s’auto financent et je trouve toujours la démarche participative intéressante car cela implique le public davantage encore dans le développement des nouveaux artistes.

    CAMPAGNE DE CROWDFUNDING DE ROSAWAY

     

     

     

     

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer