Hello, j’espère que vous vous portez bien et que vous êtes prêts à découvrir ma playlist du mois d’août. Encore une fois très éclectique et assez barrée pour certains morceaux comme le très fou Eddy Woogy et son rap insolite, mes copains d’Oulmerie et leur dernier titre « Madison ». Mais on s’embarque aussi dans l’univers très folk de Our Man in the Field ou dans l’ambiance très contemplative de Anima.
Pas mal de fusion dans cette playlist, le jazz côtoyant l’urbain et le groove de Khool Kwest, le son plus rock brit de Tomaka. Et pour ceux qui aiment les reprises, il faut découvrir « Sugar Man » le mythique morceau de Sixto Rodriguez, repris par Yul que j’ai adoré.
Mais clairement, j’aime tous les artistes que j’ai intégré en playlist et ils méritent tous vos oreilles attentives. J’ai glissé un petit Taylor Swift parce que son dernier album « Folklore » est un petit bijou et un retour réussi à ses origines folk 🙂 qui flirte bien avec la sensualité de Terry Blade.
Éclatez-vous, dîtes moi vos préférences, vos coups de cœurs. Abonnez-vous à ma playlist si vous souhaitez découvrir de nouveaux artistes et n’hésitez pas à me proposer vos sons de l’été, j’écoute tout et si ça me plaît, j’ajoute avec plaisir.
On continue dans notre incursion dans l’urbain sur le blog avec ma rencontre avec le rappeur parisien Maaisen. Il s’est confié à moi dans une interview et je suis très heureuse de vous faire découvrir ce garçon ambitieux, au flow maîtrisé et au rap efficace. Ici encore beaucoup de sensibilité, et une passion pour le cinéma de Christopher Nolan. Beaucoup d’énergie chez Maaisen et un univers plus festif qui donne envie de danser mais avec des textes qui racontent des histoires personnelles. Maaisen, c’est le goût du contraste tout en respectant les codes du rap. En tout cas, un garçon qui m’a plu par sa simplicité, sa gentillesse. Il sait où il va et a su s’entourer d’une chouette équipe de potes autour de lui, tous passionnés et avides de réussir. Je vous embarque dans le sillage de Maaisen sans tarder!
De quelle planète viens-tu ?
Je viens de la campagne du 77, ensuite je suis monté sur Paris pour faire une fac de cinéma et c’est là que j’ai vraiment décidé de me lancer dans la musique. Ça faisait longtemps que cela me trottait dans la tête. Mon père est guitariste et ma mère joue de la cithare, donc famille de musicien.
Tu joues un instrument?
Mon père m’a appris la guitare très jeune et tout petit j’ai commencé à écrire des poèmes. C’est plus tard avec les influences rap que j’ai développé ce style d’écriture vers la fin du collège début du lycée. Mais mes textes étaient toujours très structurés, sur un modèle très poétique, avec des alexandrins. Par contre, je n’arrive pas encore à créer mes flows de rap en jouant de la guitare. Mais je m’en sers pour trouver les mélodies.
D’où viens ton pseudo?
C’est un anagramme du mot amnésia, que j’aime beaucoup parce que ça fait référence à l’oubli. Du coup, j’ai mélangé les lettres et ça donné Maaisen.
Quelles sont tes influences musicales?
Le rap mais aussi beaucoup du rock que mon père m’a fait écouter, Pink Floyd, Police, Led Zep. Même la chanson française, comme Jean Ferrat, Maxime Leforestier, Gainsbourg. Des artistes qui écrivent de vrais textes. Et dans le rap en France, je suis très attaché à Nekfeu, c’est ma référence absolue. Niveau rythmique, il y a Josman. En rap US, Eminem c’est la base, Kanye West, ceux qui ont renouvelé le rap. Et sinon, je suis très fan de The Weeknd que je trouve très fort niveau mélodie.
Tu fais tes prods toi-même?
Non pas encore, pour l’instant je travaille avec des beatmakers qui me proposent des prods et je vois si ça m’inspire.
Racontes moi l’histoire de ton EP « Vagues » sorti en février dernier?
Ce projet est assez doux, ça parle beaucoup d’amour. L’image de la vague correspondait bien. Il y a une notion de calme et de force. Le contraste d’une manière générale, j’en fais un objectif. Pour moi quand il y a un contraste marqué sur un morceau c’est réussi. Que ce soit entre le texte et l’image par exemple.
Si tu devais définir cet EP en un seul mot?
Authentique
Pourquoi as -tu choisi le rap comme moyen d’expression?
Parce que tu as une liberté totale, c’est le style de musique dans laquelle je peux dire le plus de chose. Je suis moins oppressé, je m’exprime directement. j’ai l’impression quand j’écoute du rap que les mecs me parlent directement.
Tu fais des références au cinéma dans tes textes et tu es un passionné de films. Pourquoi n’y fais tu pas plus référence?
C’est quelque chose qui va venir. J’espère que je ferai un jour l’album de l’introspection mais je n’y suis pas encore prêt. Je sais que je vais prendre ce tournant.
On sent que tu as beaucoup de choses à raconter, et du coup à exploiter.
Je pense aussi, mais c’est un cheminement. C’est un exercice que je m’applique à faire mais il faut que ça suive une évolution. On a commencé à travailler des maquettes et je travaille sur ce fameux lâcher-prise.
Tu es en autoprod pour l’instant, est-ce que tu vises une signature en label?
Oui j’ai envie pour avoir les moyens de faire des clips qu’on ambitionne et pour tout ce qui est promo. Les choses avancent positivement en ce moment.
As-tu prévu des clips pour l’EP?
Oui on va essayer de clipper « Fantôme » cet été.
As-tu fait beaucoup de scène?
Non pour l’instant, j’en ai fait une seule, à Tournan dans le 77 et c’était top. Je suis quelqu’un de super timide, du coup j’ai eu très peur mais finalement, j’ai passé un moment super. Le public était chaud. J’étais le mec le plus heureux du monde. Donc c’est un exercice encore nouveau. Par contre, je sais que quand j’écris maintenant, je tiens compte de l’impact potentiel sur scène.
Dans ta loge idéale on trouve qui ou quoi?
On trouve toute mon équipe, des plantes homéopathiques. Mon collier de baptême, parce que j’ai la foi mais aussi des bonbons et de l’Ice Tea.
Sur ta scène idéale, on trouve qui?
Mon backeur et mon équipe qui rentre à la fin. Sinon j’aimerai bien partager une scène avec Josman, Nekfeu et un Bercy avec The Weeknd 🙂
Es-tu un grand utilisateur des réseaux sociaux?
Oui et j’adore. Je suis très Instagram, je peux gérer toute ma com. Je prends beaucoup de plaisir à communiquer en direct avec les gens. C’est surtout le compte « 1 minute 2 rap » sur Insta, qui m’a apporté des abonnés et notre clip « Loin dans le ciel » l’été dernier qui m’a donné pas mal de visibilité.
Est-ce que tu vis de ta musique?
Pas encore, mais c’est un bon complément. Le stream commence à bien marcher.
Comment as-tu vécu le confinement en tant qu’artiste?
Très mal au début mais finalement je l’ai pris comme une pause. J’ai essayé de me pousser à en profiter pour écrire à fond, mais j’ai pas vraiment réussi parce que d’ordinaire j’ai ma petite routine. Je bosse et le soir, je me pose pour écrire sauf que là je n’avais que ça à faire mais avec trop de temps. Du coup, j’ai fait un blocage. J’avais rien d’autre à faire, c’est devenu comme une contrainte. Dès la fin du confinement, j’ai recommencé à écrire. Le temps était en suspens.
Quelle est la difficulté principale à laquelle tu es confronté dans ton développement artistique?
Se démarquer, parce que parfois c’est frustrant de se comparer aux autres. Tu attends beaucoup par rapport à tes projets, mais ça m’a appris à savoir garder les pieds sur terre. A faire les choses par étape. Ne pas faire trop de plans sur la comète et surtout être toujours dans l’énergie et continuer quoi qu’il arrive.
Quel est l’événement qui a changé ta vie jusqu’ici?
Je crois que c’est le jour où je suis venu m’installer à Paris. J’ai découvert une ouverture de malade, la vie à Paris et l’indépendance. Tout à coup, tout était possible. J’avais le droit d’aller au studio, de faire de la musique. Quand j’étais plus jeune, je faisais les choses en cachette. Je me sentais pas légitime par rapport à mes potes qui rappaient déjà. Finalement aujourd’hui, on se soutient tous. Paris m’a débloqué. j’ai changé de terrain de jeux.
Quels sont tes prochaines étapes?
On va essayer de sortir pas mal de petits projets dont des lives sessions avec Neonair. Une mixtape d’ici la fin de l’année avec une dizaine de sons inédits. On va en sortir en singles sur un ou deux mois. Le but avec ce projet est de prendre en visibilité et de monter sur scène.
Je t’emmène sur Mars, qu’emportes-tu avec toi?
J’emmène des graines, je prends mon téléphone avec une enceinte. Une photo de ma sœur et de mes parents. Mon film préféré Gladiator et naturellement mes meilleurs potes!
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Crédits Photos: Adam Bidar et Alexandre Lanfranchi
Thibault Eskalt fait partie de ces artistes entiers, atypiques,surprenants et surtout inclassables. Je l’ai découvert avec une première chanson « Quelqu’un qui m’entend » et j’avais aimé l’élégance de sa musique, l’univers déjà marqué et assumé. Il y a du mystère chez ce garçon, une certaine idée de la solitude, un vrai goût pour les voyages, le froid et les paysages désertiques de l’Islande au cercle polaire. « Il veut tout voir avant que cela ne disparaisse » Thibault nous parle d’aurores boréales, de questionnement intemporels. C’est un artiste en quête d’absolu, mais ne le sont-ils pas tous un peu?
Thibault Eskalt a baigné dans un univers musical très jeune, avec un père qui écoutait beaucoup de musiques anglo-saxonnes.Influencé par Jeff Buckley et Radiohead, il apprend la guitare à 13 ans et écrit en secret mais sans oser chanter. Il faudra attendre une rencontre pour qu’il se lance.
Il découvre la nouvelle scène française. Il se cherche beaucoup, son style, sa voix, expérimente énormément. Il lit de la poésie, Aragon, Eluard et on le ressent dans l’écriture de ses chansons et son élégance dans le choix des mots.
Il fait ses premières armes sur les scènes parisiennes en 2013, sa voix douce et aérienne embarque dans son univers si particulier, onirique et envoûtant. A partir de 2015, ses voyages l’emmènent sur les routes d’Europe et lui inspirent ses premiers titres. Le single « Quelqu’un qui m’entend » sort en avril 2019 avec un très beau clip. Il s’exile ensuite dans le désert pour tourner son deuxième clip » A La Fin » très cinématographique, avec comme fil rouge, cette solitude et ce goût pour les grands espaces.
Le petit dernier « Scaphandre » sorti en juin dernier est un morceau en apesanteur qui encore une fois nous embarque dans la bulle de Thibault. Sa voix androgyne est assez addictive. Le masculin et le féminin se mêle avec évidence chez cet artiste. Les textes sont beaux et évoquent qui il est, un artiste pudique qui veut juste être heureux et sa musique est là pour l’accompagner et nous avec sur ce joli chemin.
Je vous invite à découvrir Thibault Eskalt sur ses réseaux sociaux et à partager sa musique si comme moi, elle vous a renversé le coeur 🙂
Aujourd’hui, je vous invite à découvrir Haïro, un jeune rappeur parisien dont les textes et la personnalité m’ont frappé en plein cœur. Il gravite lui aussi autour de la planète Parisian Spirit. Percutant, sensible, mystérieux et sombre, Haïro balade ses mots sur des prods affutées, avec une douceur apparente qui en dit plus long sur ses tempêtes intérieures que de longs discours. Il s’est pourtant confié à moi dans une longue interview avec une grande et sincère générosité. Haïro est à n’en pas douter un rappeur qui va compter dans les mois et années à venir. Ses univers et ses planètes sont multiples mais on a très envie de graviter autour et de se laisser embarquer dans ses mondes. Il y a du Nekfeu dans son flow et la douce influence de Nepal dans sa façon de balancer ses états-d’âmes. Une poésie évidente. Canal 27 est son premier album, réalisé avec Valentin Larbre, le comparse de Louis dans le duo Oulmerie dont je vous ai déjà parlé. Deux sensibilités qui se sont bien trouvées. Il se passe décidément beaucoup de choses passionnantes dans ce studio, et je n’ai pas fini de vous en parler. En attendant, je vous embarque avec moi à la rencontre de Haïro.
De quelle planètes viens-tu?
Je ne suis pas sûr de venir d’une seule planète. L’univers d’où je viens est beaucoup trop grand pour le réduire à une seule planète. J’ai dû passer d’une planète à une autre dans une autre vie et j’ai dû m’imprégner de toutes celles que j’ai vu. Je me sens très détaché du monde. Je suis un solitaire par dépit.
Quel est ton parcours?
J’ai quitté l’école tôt, j’ai déménagé plusieurs fois, j’ai changé de quartiers souvent et de milieux sociaux aussi. J’ai un peu bifurqué par rapport à mes potes vers un monde plus ouvert. Je déteste ce qu’on m’apprend, si on m’apprend trop un truc, je vais le détester. J’ai envie de faire mes expériences tout seul. Je n’aime pas les frontières qu’elles soient dans la tête ou physique.
D’oùviens ton pseudo?
Mon prénom c’est Rafael et mon pseudo Haïro veut dire gris en japonais. On m’a parfois dit que j’étais quelqu’un d’assez gris. Je ne suis pas neutre, j’ai des avis sur beaucoup de choses mais je comprends toutes les positions qu’elles soient extrêmes ou pas. J’ai finalement l’esprit de contradiction mais je respecte les avis des autres. Je ressens un vrai détachement par rapport à ce que les gens pensent de moi. Haïro ça me définit bien parce que finalement je n’ai pas encore trouvé ma planète. Je suis observateur mais j’ouvre aussi ma gueule quand il faut.
Pourquoi as tu choisi le rap comme moyen d’expression?
J’ai commencé à écrire des histoires sans forcément être dans la musique et puis un jour j’ai découvert le rap avec Doc Gynéco quand j’avais 8/9 ans. Je suis tombé amoureux direct. Il y a aussi une facilité de la langue dans le rap. Je trouve ça très compliqué de faire du rock, alors que mes influences sont plutôt rock à la base. J’ai surtout écouté Nirvana à cause de Kurt Cobain. Mais aussi Eminem, Linkin Park, Kiss et Mötley Crüe. Des personnalités atypiques, solitaires, excentriques aussi. J’aime beaucoup Metallica mais aussi de la variété française comme Julien Doré, Gainsbourg, j’adore les comédies musicales.
Est ce que tu joues un instrument de musique?
J’ai fait du piano pendant 4 ans quand j’étais très jeune, après j’ai fait un an de guitare au conservatoire juste pour avoir mon premier diplôme et après j’ai arrêté. Je compose pas trop en fait, j’ai fait quelques prods sur l’ep mais co-réalisé avec Valentin. Je suis plus passionné par l’écriture que la musique en fait. C’est une mathématique qui me fait chier plus que tout. Je peux pas rester devant un ordinateur. J’ai juste envie d’écrire et de rapper. Aujourd’hui, je suis vraiment dans ce délire, de me poser, tout seul, de me concentrer et travailler, analyser le texte. C’est pour ça que j’utilise le terme « mathématique ». Il y a la mathématique de la composition et celle de l’écriture.
Pourquoi as-tu appelé ton album « CANAL 27 »?
27 parce que c’était le numéro de la maison où je vivais dans la rue de la station. Je déteste le mot station, c’est moche. Du coup j’ai cherché un synonyme de ce mot et j’ai pensé à la radio, du coup le mot canal s’est imposé. C’est mon canal à moi.
Si tu devais définir ton album en un mot?
Besoin. C’était quelque chose que j’avais besoin de faire plus qu’envie. C’est aussi une présentation de moi parce que c’est très personnel surtout pour un premier projet dans le rap. Généralement le 1er c’est très ego trip, on montre ce qu’on sait faire et dans les suivants, on montre qui on est. Après ça dépend des rappeurs, Lomepal ou Roméo Elvis se sont beaucoup livrés tout de suite. L’idée de cet album est né dans ce studio en fait. A force de venir bosser avec Valentin, l’idée a trouvé son chemin. Canal 27 est très lié au départ d’une maison qui a été très importante pour moi. Je l’ai assez mal vécu parce que je suis très attaché aux endroits où je vis. J’ai vécu longtemps dans le 20 ème et j’ai besoin d’y retourner régulièrement.
As-tu prévu des clips pour cet album?
Oui pour le titre « Dernière nuit », ça devrait être le seul du projet. En fait, cet album je l’ai balancé comme ça, j’avais envie de m’en libérer. J’ai pas eu de stratégie particulière.
Tu parles beaucoup d’amour dans cet album?
Oui, d’amours contrariés. Chez moi tout est sombre (rires).Même quand je réécoute l’album, j’me dis qu’il a morflé ce mec et c’est moi en fait.
Pour le prochain projet, tu as décidé de le sortir différemment?
En fait avec Canal 27, j’ai bouclé une boucle, je me suis prouvé que j’étais capable de le faire. Maintenant, j’ai une vision plus professionnelle de la suite.
Quels sont les prochaines étapes de ton développement?
J’ai des vidéos qui sont et vont sortir avec NéonAir. On a tourné deux lives avec des nouveautés. C’est la première fois que les gens vont vraiment me découvrir. Jusqu’ici, j’ai posté quelques photos de moi sur mon Instagram, mais personne ne me connaît vraiment. Il y aura aussi le clip de« Dernière nuit ». Je vais aussi faire une série de vidéos sur Instagram toutes mises en scène. J’aimerai les sortir de mi-juillet à septembre pendant la période des vacances. Et puis à la rentrée, repartir sur un EP.
Quel est ton rapport à la scène?
Pour l’instant, je n’ai eu qu’une expérience. J’ai fait Super Rap avec Parisian Spirit et j’ai été très très étonné par le public, je pensais pas que ma musique pouvait rendre autant fous les gens. Après ce que j’ai fait à Super Rap, c’était pas les morceaux de Canal 27. C’était beaucoup plus festif. La scène me fait peur parce que les gens t’envoient beaucoup d’amour. J’ai envie d’être aimé mais c’est aussi flippant. Mais ça évolue. Il y a une différence entre faire Super Rap et faire ton propre concert, parce que les gens ne viennent pas te voir toi en particulier. Du coup, ça met une grosse pression.
Sur ta scène idéale on trouve qui?
Oulmerie! Après je suis très passionné par un rappeur américain qui s’appelle Yelawolf qui mélange, rock, rap, country. Il était dans le label d’Eminem. J’écoute beaucoup de choses, par contre je ne suis pas fan de musique festive.
Dans ta loge idéale, on trouve quoi?
Oulmerie encore une fois, pas mal de bouquins d’auteurs comme Laurent Gounelle qui a écrit « L’homme qui voulait être heureux ». Pour moi c’est mon livre de référence. Mais en vrai, il n’y aurait pas grand chose.
Es-tu un grand utilisateur des réseaux sociaux?
Oui mais forcé. Je suis surtout sur Instagram. Mais ce sont des outils indispensables. J’ai pas encore le réflexe de m’en servir quand je vis un truc.
Comment as-tu vécu le confinement en tant qu’artiste?
Très mal, ça été une énorme souffrance. Je suis quelqu’un qui a besoin de voir la vie, je suis un contemplatif amoureux de la poésie du monde capable de rester devant un coucher de soleil. Niveau inspi, au début ça été, mais après ça a commencé à tourner en rond, parce qu’il n’y avait pas fin. Ça m’a surtout empêché d’aller faire de la musique parce que je ne le fais qu’à l’extérieur.
Quelle est la difficulté principale que tu as rencontré dans la musique jusqu’ici?
L’argent forcément, mais surtout se faire des contacts. Comme je suis un solitaire, c’est ce qu’il y a de plus difficile.
Le temps vient de s’arrêter, tu peux choisir un moment qui a changé ta vie?
Quand j’ai quitté le vingtième pour le 94. Tout a changé pour moi, il n’y avait plus d’immeuble, mais des maisons, beaucoup de verdure. J’ai changé complètement d’environnement social aussi, et j’ai eu l’impression de rentrer dans le monde c’est là que j’ai compris que le monde était vaste.
Je t’emmènesur Mars, tu emmènes quoi ou qui avec toi?
Le livre de Laurent Gounelle, mais aussi un manga Deathnote qui pour moi est le meilleur parce qu’il fait réfléchir. C’est un salaud qui est en même temps un héros. C’est là que tu comprends la vraie définition « d’être gris ». J’aime beaucoup la gymnastique intellectuelle que demande la lecture de ce manga. . J’emmènerai aussi une salopette (rires) parce que c’est encore avec ce genre de fringue que je suis le plus à l’aise!
Hello, voici la première playlist de l’été, avec mes coups de cœur du moment, pas mal d’urbain mais pas uniquement, il y aussi du jazz, de la pop, du groove et on se balade de Paris à Atlanta en passant par beaucoup de jolies coins de France, car la musique est partout et les jeunes talents viennent de tous les coins. Alors, comme d’habitude, soyez curieux, écoutez, découvrez, partagez et soutenez tous les artistes que vous aimez. Ils ont besoin de vous, plus encore que d’habitude.
Il y a encore des artistes qui entreront dans la playlist pendant tout le mois de juillet, n’hésitez pas à y revenir 😉