• CONVERSATION AVEC IRMA

    Il y a quelques mois, j’ai eu la chance d’aller voir en concert Irma aux Cuizines, l’interprète de « I know » nous a offert un show magnifique, accompagnée de ses trois choristes, qui sont bien plus que cela en réalité. Emotion, énergie, complicité ont fait de ce moment, une jolie bulle de bonheur, qui a donné le sourire à tout le monde. Une artiste sensible, belle à pleins d’égard et qui a su toucher son public par sa spontanéité et son talent. Il y a quelques jours, elle m’a accordé une interview téléphonique, l’occasion de revenir sur son parcours, ses projets et sa participation à la dernière campagne de sensibilisation de Handicap International. Mais je vous laisse découvrir dans le détail notre conversation.

    The Dawn, ton troisième album est sorti cette année, six ans après Faces. Qu’est ce qui t’a donné envie de retourner en studio?

    En effet, pendant toutes ces années, je n’ai pas eu de présence médiatique, j’ai même été assez radicale puisque j’ai coupé tous mes réseaux. Ce qui est fou, c’est que pour moi ca été un moment de travail assez intense, sur beaucoup d’aspects de mon métier. Le premier pas a été de me lancer en indépendante, de créer mon label. Ca a pris du temps, car j’ai commencé à 18 ans et j’ai toujours été dans des labels. Je découvrais un autre monde, où tout reposait sur mes épaules. Il fallait que je trouve mon équipe. Il y a eu toute cette remise en question, cette reconstruction qui a pris du temps et qui était nécessaire. Je me suis posée beaucoup de questions sur ce que je voulais faire et j’ai finalement décidé de tout casser et de recommencer à zéro.

    As-tu eu l’impression que tout allait trop vite au moment de l’explosion de « I know »?

    Sur le coup, je n’ai rien analysé et heureusement. J’ai foncé, et d’ailleurs, je n’étais pas du tout en accord avec la vision extérieure de l’avancée de ma carrière. J’étais toujours dans une espèce d’étonnement quand les gens me reconnaissaient dans la rue par exemple, ou me demandaient des autographes. Ce n’est qu’aujourd’hui que je réalise ce qui s’est passé et l’ampleur que ça a eut. Par contre, ca été, au-delà de la vitesse, très très intense, même violent. Quand on le dit en tant qu’artiste qui a eu du succès, cela peut sembler ingrat. En plus, je considère qu’en tant qu’humain, on est des énergies, on communique comme tel autour de nous et en fait, là, on s’oublie parce qu’on se prend toute l’énergie de toute la planète. Tout le monde sait mieux que toi qui tu es, ce que tu veux faire. Tu te dépossèdes de toi-même et tu appartiens à la terre entière sauf à toi-même. C’est terrible parce que tu ne sais même plus ce que tu donnes. Ce qui compte le plus, c’est du coup l’entourage.

    Comment as-tu réussi à te protéger?

    J’ai dû développer une carapace exceptionnelle. J’étais une femme et en plus une jeune femme noire. Va te faire respecter dans un milieu qui est composé essentiellement d’hommes blancs. Tu dois te battre, mettre des couches et des couches pour te protéger. Du coup, ce break a été un moyen aussi pour enlever toutes ces couches et de dire qui je suis. En plus j’étais jeune quand tout est arrivé, j’étais encore en pleine construction.

    Parlons de tes textes à présents car tu y portes une attention particulière. Ils ont d’ailleurs été traduits en français et ce sont comme des poèmes.

    Pour le coup mon public est surtout francophone, mais je suis persuadée de l’universalité de la musique. J’ai joué dans des endroits en France, où les gens ne comprenaient pas un mot d’anglais et pourtant ils connectaient avec la musique et ce qui se passait sur scène. Je me suis dit que c’était dommage qu’ils se coupent de ce que je dis, c’est pour cela que j’ai voulu traduire les chansons. Surtout que j’ai fait un gros travail sur les textes pour ce troisième album, d’où l’importance de le traduire en français.

    Tu commences à écrire en français ou en anglais?

    Toujours en anglais, à part, récemment, j’ai trouvé ce qui résonne chez moi en français. Les chansons que j’écris en ce moment sont en français. L’anglais est ma langue d’expression artistique. J’ai appris la musique avec les Anglo-saxons et la musique camerounaise. Les vibrations musicales, elles me donnent une inspiration en anglais. Il y a aussi une pudeur à écrire dans sa langue, c’est ce que je commence à comprendre et cela montre que le travail sur soi n’est jamais terminé. Aujourd’hui ce que je suis, la manière dont je suis alignée dans ma personne, je n’ai plus la pudeur de m’exprimer en français, parce que je sais qui je suis.

    Tu qualifies ta musique d’afrofolk, as-tu le sentiment avec cet album d’avoir enfin pu retrouver le Cameroun et sa musicalité?

    J’ai accroché les wagons, j’ai réconcilié tout ce que j’étais. C’est pour ça que chaque chanson à sa propre histoire, son propre style. C’était important pour moi de ne pas fragmenter, de dire que l’album est un tout parce qu’il est moi, mais on est pas une chose, une case. Rien que dans le référencement sur les sites de streaming, j’ai galéré pour choisir le bon style de musique.

    The Dawn est à plus d’un titre, un album qui célèbre ta pluralité et cette envie justement de ne pas rentrer dans une case.

    En tant que femme, ca fait partie d’une lutte, d’un combat dans ces milieux artistiques. On autorise beaucoup plus de choses aux hommes qu’aux femmes. Un mec qui va montrer toutes les palettes de sa créativité, on va appeler ça du génie, et on va toujours chercher à comprendre ce qu’il a voulu dire. Mais, une femme qui va vouloir dépasser les cases qu’on lui impose, on va le voir comme un manquement ou une forme d’indécision. J’ai eu pas mal de retour de médias qui trouvaient les chansons supers, mais ne comprenaient pas où me placer. Pour moi, c’était un compliment, mais pour eux, c’était un problème. Donc il ne faut jamais rien tenir pour acquis. Si je veux vendre ma musique comme je l’entends, sans case, c’est à moi de créer mon propre créneau.

    Les deux premiers albums étaient beaucoup plus folk que ce dernier et ta voix s’est affirmée, elle est plus grave, plus pleine. Qu’est-ce qui a changé?

    Ca fait partie de tout le processus. J’ai suivi une formation vocale pendant trois ans, durant lesquels j’allais tous les jours dans une association à Mantes la Jolie qui s’appelle Looking for soul. Ca avait été un problème à la fin de la tournée de mon deuxième album, ma voix était rincée, plus rien ne sortait, j’avais même peur de l’utiliser. Je n’avais jamais pris de cours de chant avant car je ne considérais pas ma voix comme un instrument. Je me considérais comme une musicienne pas une chanteuse. J’ai demandé à mon prof de chant de me réparer. Il m’a dit que je ne savais pas utiliser ma voix, que ce n’était pas ma voix.

    Les chanteuses qui t’accompagnent sur scène sont aussi incroyables, peux-tu nous en parler? (ndlr: Hybrid, Andy Lou Clency & Lilly Formosa)

    Elles me portent en effet, et me donnent l’impression d’être à la maison, car c’est avec elles que je travaillais, c’est la famille. Elles sont avec moi dans le projet, c’est plus une collaboration. Et elles ont la particularité d’être solistes, elles ont chacune des projets. C’est l’alliance de quatre voix que je mets au même niveau. Elles ont toutes leur place dans le spectacle. Ca montre aussi qu’on est pas seule, j’en suis revenue de ce culte de la personnalité. C’est important de partager la tribune d’expression avec ceux qui ont participé. Après cela dépend aussi du projet. A mes débuts, je faisais tout seule et du coup j’étais un peu une femme orchestre sur scène et c’était la réalité de ma création. Mais sur The Dawn ça s’est fait différemment et je n’avais pas envie de me priver de tous ces gens et ne pas montrer cette collaboration.

    En fait tu es en pleine mutation et c’est très courageux de repartir de cette façon pour se trouver soi. L’album a d’ailleurs été très bien accueilli par les médias.

    Oui ce qui est fou, c’est que les médias que j’ai faits et qui m’avaient déjà reçus pour les autres albums, étaient des programmateurs qui aimaient vraiment ma proposition artistique et qui m’ont suivie même dans ce délire d’indépendance.

    Quelle est ta vision de l’émergence aujourd’hui et de l’indépendance?

    Le problème aujourd’hui, c’est que le rôle des radios n’est plus de faire découvrir de nouveaux talents, ni de faire passer des petits artistes, qu’on va accompagner jusqu’à ce qu’ils grossissent. Le but est de vendre de la pub et de faire passer des artistes qui sont des valeurs sûres. Le mieux aujourd’hui est de faire les choses comme on en a envie et de toucher un public qui le restera. Donc rester indépendant, c’est se dire que cette base de gens qui me comprend, qui entend ce que je leur envoie, c’est solide. C’est des gens qui seront là pour moi. Le pire, c’est que les labels ne sont plus une garantie de quoique ce soit. A tel point que pour un artiste, c’est plus intéressant de développer lui-même sa fan base avec les réseaux que de tout de suite se mettre dans un carcan. Je ne regrette pas mon expérience avec les labels, parce que j’ai appris beaucoup sur moi-même. Si je n’étais pas passé par tout cela, je ne serais pas ce que je suis aujourd’hui. La vie n’est pas une ligne droite, il y a la place pour tout ce qu’on veut finalement.

    Comment as-tu vécu la période du confinement?

    Oh la la mais je l’ai vécu si bien, c’est terrible parce que je sais que ça été dramatique pour beaucoup de gens, mais je me suis un peu retrouvée dans mon élément. Ca a remis les pendules à l’heure pour beaucoup de gens, ça a redonné la notion du temps, de ne pas se laisser imposer un calendrier et de passer son temps à s’agiter. Il y a eu ce truc de se poser, de laisser le temps s’étirer. Ca m’a fait du bien, car j’étais en train de me condenser dans une espèce de course avec la promotion. En réalité ça m’a calmé, et m’a obligé à chercher des nouveaux moyens de faire arriver ma musique aux oreilles des gens. Ca a ouvert un éventail de possibilités et d’horizons que je n’aurais sans doute pas eu sans ce moment. Que ce soit des collaborations avec des danseurs notamment, ca m’a ouvert les yeux, ca a accidenté le parcours. Par contre, on aimerait bien reprendre les concerts. Autant la période du confinement, j’étais assez sereine, autant, j’avoue que le début du confinement a été très violent parce que je repartais en tournée après cinq ans d’absence. J’ai heureusement eu quelques dates reportées mais c’est très incertain et c’est pesant sur la durée. Les concerts, c’est ce qui fait vivre ta musique, la relation avec le public, c’est ce qu’on cherche. Je ne crée pas mes chansons sans les imaginer sur scène.

    Parle nous de la campagne à laquelle tu as collaboré avec Handicap International.

    Ce sont eux qui m’ont approché, ils voulaient sensibiliser sur les bombardements des civils. Aujourd’hui, 90% des victimes de bombardement sont des civils. Il n’y a pas un endroit dans le monde, où les civils ne sont pas les victimes collatérales de toutes ces histoires entre gouvernements qui jouent à celui qui aura la plus grosse. Handicap International voulait mettre des images sur cette violence et mettre en avant ce paradoxe entre nous qui sommes dans notre bulle et ce qui se passe dans le monde. Ils avaient besoin d’une chanson qui cassait avec les images de bombardement, une espèce de berceuse qui symbolisait le côté « numb » (ndlr: engourdissement) dans lequel on est. J’ai eu un problème au début quand j’ai entendu parler de cette campagne, que j’ai vite dépassé finalement. Ma première question a été de dire, oui je suis d’accord avec ça mais est ce que nous-même à Paris, on n’est pas aussi victime de cette violence. Pour moi, allez dire aux civils dans une campagne qu’il y a des civils qui sont bombardés, autant allez le dire finalement à ceux qui bombardent. Mais, il faut le voir comme une façon de reprendre le pouvoir, dire aux gens qu’ils peuvent faire des choses pour changer ça. Handicap International, par exemple dit aux civils qu’ils ont le pouvoir de faire pression sur les gouvernements pour que soient signés les traités contre les bombardements de civils. C’est aussi pour cela que j’ai accepté de participer en écrivant cette chanson pour cette campagne.

    Abordons des choses plus légères, dans ta loge idéale on trouve quoi?

    Du citron, du miel , du gingembre et un canapé.

    Sur ta scène idéale, on trouve qui?

    Les trois filles avec qui je chante. Après ca dépend de l’humeur du moment, je kifferais jouer avec un big band, avec des cuivres, des violons.

    C’est le moment de partir sur Mars, tu emmènes quoi avec toi?

    J’emmène une guitare.

    J’ai eu du mal à choisir la chanson que je préférais parce qu’elles sont toutes belles et les vidéos toutes différentes. J’ai choisi finalement Venom of Angels pour sa douceur et son petit côté rétro avec les très belles voix de ses choristes. Mais je vous invite à aller découvrir les autres clips sur sa chaîne YouTube. Irma sera aussi en concert à l’Européen à Paris le 24 novembre

    Crédits photos avec l’aimable autorisation d’Irma.

  • RADAR DE LA SEMAINE 26/10/2020

    Dans le radar de la semaine, du rap avec trois garçons dont je vous ai déjà parlé sur le blog, en tout cas pour deux d’entre eux. La nouvelle scène du rap reprend des couleurs en France, et c’est une bonne nouvelle. Allez hop c’est parti pour le radar de la semaine.

    On commence avec le dernier titre de Simony « Boucle » qui s’entoure comme toujours de ses Rabbits pour la prod et du Fief pour le clip. Le texte est comme toujours percutant. C’est du rap, mais mélodique car Simony sait chanter aussi et son univers s’affirme à chaque morceau, musicalement et visuellement. C’est un garçon qui va continuer à nous surprendre dans les années à venir car il y a chez lui une sensibilité à fleur de peau et une véritable belle créativité.

    Snakid fait partie de mes chouchous depuis quelques mois aussi. Ce jeune artiste est un véritable performer et il déborde d’énergie, enchaînant les projets, les collab avec un sourire jusqu’aux oreilles. Il est solaire mais ne vous fiez pas aux apparences, Snakid a des choses à dire et c’est le cas avec sa dernière chanson « Do it better » dans lequel il dénonce la toute puissance des réseaux sociaux et notamment Instagram et le filtre que la plateforme crée sur la vie des gens. En tout cas, il vous donnera la pêche rien qu’à le regarder s’éclater avec 1000 faces avec qui il signe ce titre.

    Le petit dernier s’appelle Le Double A et il est en train de se faire sa place dans le game, lui aussi. Originaire de la région lyonnaise et se lance dans la musique en 2017. Menant des études d’arts visuels depuis le lycée, celles-ci l’amèneront à s’installer à Paris. En juillet 2019 en résidence studio à l’Hacienda (Tarare), il compose son premier EP. S’associant avec les producteurs Bademe et Rodeo, il sort son premier gros projet le 22 novembre 2019, avec 7 titres. Il est constamment dans un processus de création en enregistrant des morceaux tout au long de l’année. Mais je ne vous en dit pas plus car il sera mon invité très bientôt sur le blog et vous aurez l’occasion de le découvrir. En tout cas, il écrit bien, il a lui aussi un univers déjà bien affirmé et une sensibilité qui ne peut que me parler. Mauve est son dernier single.

  • RADAR DE LA SEMAINE 18/10/2020

    Hello, on termine la semaine en beauté avec ma sélection hebdo. Aujourd’hui, je vous propose de découvrir trois artistes, tous très différents à priori mais avec une sensibilité et un groove tout à eux. Allez hop c’est parti pour le radar de la semaine!

    On démarre avec Gabriel Delmas, un batteur talentueux qui fait partie de mes premières interviews maison. J’ai découvert Gabriel en 2017 alors qu’il venait de remporter un concours organisé par la Baguetterie, lieu mythique pour tous les amoureux de la batterie. Depuis, je le suis dans ses aventures musicales. C’est d’ailleurs grâce à lui que j’ai découvert Vyo. Cette fois-ci, Gabriel revient avec un nouvel EP « Try » qui sera dispo le 31 octobre mais que j’ai eu la chance d’écouter en exclu. Gabriel avec ses deux comparses Viktor Raynaud (Bass) et Florent Hortal (Guit) nous propose quatre morceaux instrumentaux de jazz mais qui groove sacrément. Influencé par des artistes tel que Oz Noy, Wayne Krantz, Mark Guiliana, Gabriel Delmas et son trio sont à découvrir d’urgence pour les fans de Jazz fusion.

    Pour précommander le titre c’est sur Bandcamp

    👉 https://gabrieldelmastrio.bandcamp.com/releases

    Andrée est une chanteuse française qui m’a séduite par le clip de sa chanson l’Ennemi, extrait de son EP Lune Rousse sorti cette année. Tourné dans l’église montreuilloise Saint André, le clip nous embarque dans l’univers particulier d’Andrée, très esthétique avec une touche de mysticisme qui m’a plu. L’Ennemi parle de cette dualité que nous avons en nous. De cette petite voix qui nous envoie des messages négatifs, distille de la peur et nous empêche d’avancer. Parce que notre pire ennemi, c’est nous. A travers ce titre, Andrée s’adresse à son ennemi intérieur avec simplicité et sincérité, à la recherche d’une réconciliation. Une belle voix jazzy, profonde qui s’épanouie aussi bien en français qu’en anglais. Mais il faut dire que les influences d’Andrée se ballade entre Bjork, Emily King, Solange ou Jeanne Added. Au final, un joli mélange de jazz, de pop et d’électro.

    Jessy and The Volunteers est un groupe étonnant mené par Jessy Wadeson. Originaire de Nouvelle-Zelande, Jessy est une artiste qui a démarré très jeune, écrivant ses premières chansons à l’âge de 10 ans. A 12 ans, elle sort un premier EP. Acting, danse, musique, Jessy est une boule d’énergie qui dépasse les frontières pour expérimenter, s’enrichir, de l’Australie au Guatemala en passant par les Etats-Unis. Elle revient finalement chez elle à Auckland en 2017 et monte son propre groupe dans le sous-sol d’une maison, « un mélange sexy et bluesy de funk, de rock et de soul » comme elle le décrit. Ils écument les festivals et sortent au printemps dernier « Time is Laughing » un petit bijou de groove avec cuivre et choeurs qui donnent envie de danser. Les influences de Prince sont influences et on ne peut que songer à Janis Joplin en voyant Jessy. Gros coup de coeur en tout cas et j’espère que vous aimerez aussi 🙂 Leur premier album devrait sortir avant la fin de l’année.

  • RADAR DE LA SEMAINE 11/10/2020

    Hello aujourd’hui c’est un radar un peu spécial car j’y ai inclus ma fille Chiara Foschiani, et mes amis de Rosaway parce qu’après tout, mon blog est avant tout mon espace d’expression et le reflet de ce que j’aime et surtout de qui j’aime 😉

    Honneur à la famille, avec Chiara qui sortait vendredi son premier single « Queen of Disaster » à tout juste 17 ans. Chiara fait du piano depuis l’âge de huit ans et pour la petite histoire chantait avec moi quand elle était petite avant que je l’envoie à l’école de musique pour que je ne sois pas la seule à profiter de sa jolie voix. Auteure-compositrice-interprète et productrice, Chiara gère tous les aspects de sa musique depuis le début. Son univers est un mélange de dark pop, d’électro et de dream pop. « Queen of Disaster » évoque une relation toxique dont on a peine à se sortir mais dont il faut se libérer pour retrouver sa paix intérieure. C’est la dernière chanson de l’EP « Trouble Maker » qui sortira en 2021. Elle a collaboré avec Valentin Larbre, ingénieur son formé aux célèbres studios Abbey Road. Ensemble, ils ont su trouver la direction artistique qui correspondait à ce que Chiara recherchait pour cet EP. Le clip de ce premier titre arrivera courant octobre et nous aurons l’occasion d’en reparler. En attendant, allez découvrir et écouter Chiara et partager un max si cela plaît à vos petites oreilles 😉

    Pour la suivre sur ses réseaux

    Mon deuxième coup de cœur concerne Rosaway, le duo électro-pop-groove dont je vous ai déjà parlé sur le blog à plusieurs reprises. Rachel à la flûte et au chant et Stéphane à la batterie et aux harmonies. Ils ont sorti eux aussi vendredi leur dernier bébé « Dreamer » un EP de 5 titres tout en énergie. En anglais encore une fois et entourés de guest talentueux tel que Adam Ahuja aux synthés, piano et orgues, Joey Peebles (Trombone Shorty), Doug Belote (Robben Ford, Derek Trucks), Rob Lee (Mike Zito). La voix lyrique de Rachel se pose sur une pop résolument feel good et dans une dynamique constante d’un bout à l’autre de cet opus. J’attends d’entendre Rachel dans un registre plus posé aussi, pour que l’on découvre sa voix dans un registre différent. C’est un EP taillé pour la scène en tout cas. Désormais entouré d’une équipe créative, Rosaway continue son chemin avec ambition et talent. Le clip accompagnant le premier single « On your way up » est très beau et esthétique. Un univers particulier à découvrir.

    Et enfin dans un style complètement différent, je vous invite à découvrir WELCH, un rappeur qui prend l’écriture de ses textes à coeur et c’est ce qui m’a touché. Il fait ses armes au sein du collectif VSO qu’il crée en 2010. Il le quitte en 2015 après la sortie d’un premier EP Hiphopia. Welch collabore ensuite avec Oden et Edward Hardy, un beatmaker de la scène électro Montpelliéraine et sort son EP « Lagon Bleu ». Il continue son parcours avec cette équipe et l’ EP « Je plane » qui remporte au passage des bourses et des prix. Cela ouvre aux deux amis de belles premières parties de Roméo Elvis, Georgio, Sopico, Columbine et des Festivals comme les Déferlantes Sud de France et le Printemps de Bourges. A partir de 2020, ils décident ensemble de sortir un projet ambitieux : TRIPTYQUE une série d’EP de 3 titres qui sortira tous les mois accompagné d’un clip. Lalaland est le 2eme extrait de triptyque vol.1. Le vol.2 est dispo depuis le 30 septembre. Malgré l’utilisation légère de l’autotune dont je ne suis décidément pas fan, il y a dans le rap de Welch une belle musicalité, un flow efficace, mélancolique et cash que j’ai aimé. Les prod sont douces et n’écrasent pas le texte, nous laissant le temps de bien écouter les lyrics. A découvrir d’urgence d’autant que le clip est très cool.

  • EUROPE 1: PART 16 avec PHOTØGRAPH

    Après la pause estivale, hier je revenais sur Europe 1 dans l’émission d’Emilie Mazoyer pour présenter un groupe dont je vous ai déjà parlé sur le blog Photøgraph. L’occasion de vous donner des nouvelles de leur actu, puisqu’ils sortiront bientôt un nouvel album. Quelques dates planifiées, malgré le Covid, en Bretagne notamment et une reprise surprenante du titre de Niagara « L’amour à la plage » qui rappellera des souvenirs à ceux de ma génération.

    Vous pouvez toujours les suivre sur les réseaux sociaux et les soutenir en likant, et commentant leurs publis. Quand on aime les artistes, et surtout en ce moment où l’industrie musicale dans son ensemble est fortement mise à mal, il faut leur montrer parce que sans art et sans culture, la vie serait bien triste 😉

    Pour écouter le podcast de l’émission d’hier soir cliquez sur l’image ci-dessous, et si vous êtes impatient c’est à peu près à 1:00:00

    clique sur l’image pour écouter le podcast
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